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<title type="text/plain">60 millions de social-traîtres</title>
<tagline type="text/plain">Le sous-titre est un concept déviant.</tagline>
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<modified>2008-08-13T12:16:14Z</modified>
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		<title>Delfeil de Ton, témoin gênant</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">En vacances au Pays basque depuis samedi. Tiens, il se remet à pleuvoir. J&apos;ai quand même bronzé pendant deux jours. Oui, on s&apos;en fout.


Quand j&apos;étais jeune, plus mince et un peu plus inculte, je lisais le Nouvel Obs de ma mère toutes les semaines, elle y était abonnée. Il y avait les « lundis de Delfeil de Ton », la seule page que je lisais en entier (et en premier), avec toujours autant de plaisir. Je ne savais pas encore, à l&apos;époque, que DDT avait fait partie de la bande séminale des Hara-Kiri et Charlie Hebdo.


Aujourd&apos;hui, je pensais DDT loin du Nouvel Obs. Il y écrit encore ! C&apos;est étonnant. Et il y prend, avec des arguments imparables (car il est un témoin privilégié des errances du petit patron Val et du gros réac Cabu lors de la relance-vol du titre Charlie Hebdo en 1992), la défense de Siné.


Avec Charlie Hebdo, aujourd&apos;hui, nous nous contentons d&apos;allumer des barbecues (mais le papier n&apos;est pas très bon).

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		<issued>2008-08-13T12:10:23Z</issued>
		<modified>2008-08-13T12:16:13Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">En vacances au Pays basque depuis samedi. Tiens, il se remet à pleuvoir. J'ai quand même bronzé pendant deux jours. Oui, on s'en fout.</p>
<p>Quand j'étais jeune, plus mince et un peu plus inculte, je lisais le <i>Nouvel Obs</i> de ma mère toutes les semaines, elle y était abonnée. Il y avait les «&#160;lundis de Delfeil de Ton&#160;», la seule page que je lisais en entier (et en premier), avec toujours autant de plaisir. Je ne savais pas encore, à l'époque, que DDT avait fait partie de la bande séminale des <i>Hara-Kiri</i> et <i>Charlie Hebdo</i>.</p>
<p>Aujourd'hui, je pensais DDT loin du <i>Nouvel Obs</i>. Il y écrit encore&#160;! C'est étonnant. Et il y prend, avec des arguments imparables (car il est un témoin privilégié des errances du petit patron Val et du gros réac Cabu lors de la relance-vol du titre <i>Charlie Hebdo</i> en 1992), <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/08/12/laffaire-sine-par-delfeil-de-ton">la défense de Siné</a>.</p>
<p>Avec <i>Charlie Hebdo</i>, aujourd'hui, nous nous contentons d'allumer des barbecues (mais le papier n'est pas très bon).</p>]]></content>
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		<title>La Possibilité d&apos;une île</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je pourrais pontifier jusqu&apos;à l&apos;éc urement, le vôtre ; vous faire vomir de mépris à la lecture d&apos;« analyses » littéraires trop arrogantes, trop... définitives, alors qu&apos;en réalité je ne saurais pas plus que d&apos;habitude où se situe la Vérité. Bref je pontifierais.


Et je recopierais des passages, ceux, pour commencer, qui m&apos;ont arraché une larme   passages issus de ce livre que j&apos;ai commencé à lire au fond du goufre (chimique, donc éphémère, comme le sait Michaux) et dont la totale noirceur m&apos;a pourtant hissé à la surface, comme seule la littérature, celle-là, au moins, peut le faire ; délicieux paradoxe.


Mais il y a Ceux-qui-savent (que l&apos;auteur est un con, estampillé comme tel pour l&apos;éternité médiatique ; un con raciste, de surcroît, et misogyne, deux défauts rédhibitoires, on en conviendra).


L&apos;auteur, d&apos;ailleurs, au début de son livre, cherche comment s&apos;arranger avec Ceux-qui-savent. Cherche qu&apos;en faire, comment, en réalité, s&apos;en débarrasser. Il cherche la solution. Au bout de cinq ou six pages un peu fumeuses, la solution est trouvée, sous la forme d&apos;une brillante et jouissive autocaricature, férocement drôle, motivée par le désir d&apos;en finir avec les illettrés qui rôderaient encore dans les parages, d&apos;expédier « là-bas si j&apos;y suis » Ceux-qui-savent   qu&apos;il est un con et que ses bouquins, partant, ne valent rien (le sophisme est connu, rebattu, il ne témoigne généralement que de la bêtise crasse de celui qui le profère).


En substance, ça donne un peu : « Oui, c&apos;est ça, ducon, je suis islamophobe ; tiens, prends-en encore une louche, va raconter ça aux lecteurs de ton torche-cul, allume-moi, compare-moi sans vergogne à tout et n&apos;importe qui, fais, en bref, ton  uvre déplorable de gratte-papier ; puis laisse-nous, à présent ; le roman va commencer, sans toi. Prends tes Bégaudeau et va jouer au square. »


Et ledit roman est vertigineux ; oui, il procure cet unique vertige métaphysique ressenti à la lecture des bouquins de Dick. Il est sombre, émouvant, honnête et provocateur, et contient les plus belles pages depuis longtemps sur l&apos;amour (aïe, Ceux-qui-savent tiquent encore : « impossible »).


Émotion, donc, oui.


Le livre étant signé de Houellebecq Michel, il a été lancé à grands renforts de marketing, honteux, comme tout marketing. Ce qui m&apos;a suffi, à moi aussi, pour ne pas le lire avant aujourd&apos;hui, et encore, par hasard (mon conformisme me tuerait, si je n&apos;y prenais pas garde). Ce qui suffit comme argument à des tas de types sérieux pour déclarer que c&apos;est une merde. Mais des merdes comme ça, j&apos;en mangerais au petit-déjeuner. Et ça fait extrêmement longtemps que je n&apos;avais pas autant apprécié le goût de la merde.

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		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://60millions.viabloga.com/news/la-possibilite-d-une-ile"/>
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		<issued>2008-07-16T11:40:48Z</issued>
		<modified>2008-07-16T11:42:26Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Je pourrais pontifier jusqu'à l'écœurement, le vôtre&#160;; vous faire vomir de mépris à la lecture d'«&#160;analyses&#160;» littéraires trop arrogantes, trop... définitives, alors qu'en réalité je ne saurais pas plus que d'habitude où se situe la Vérité. Bref je pontifierais.</p>
<p>Et je recopierais des passages, ceux, pour commencer, qui m'ont arraché une larme — passages issus de ce livre que j'ai commencé à lire au fond du goufre (chimique, donc éphémère, comme le sait Michaux) et dont la totale noirceur m'a pourtant hissé à la surface, comme seule la littérature, celle-là, au moins, peut le faire&#160;; délicieux paradoxe.</p>
<p>Mais il y a Ceux-qui-savent (que l'auteur est un con, estampillé comme tel pour l'éternité médiatique&#160;; un con raciste, de surcroît, et misogyne, deux défauts rédhibitoires, on en conviendra).</p>
<p>L'auteur, d'ailleurs, au début de son livre, cherche comment s'arranger avec Ceux-qui-savent. Cherche qu'en faire, comment, en réalité, s'en débarrasser. Il cherche la solution. Au bout de cinq ou six pages un peu fumeuses, la solution est trouvée, sous la forme d'une brillante et jouissive autocaricature, férocement drôle, motivée par le désir d'en finir avec les illettrés qui rôderaient encore dans les parages, d'expédier «&#160;là-bas si j'y suis&#160;» Ceux-qui-savent — qu'il est un con et que ses bouquins, partant, ne valent rien (le sophisme est connu, rebattu, il ne témoigne généralement que de la bêtise crasse de celui qui le profère).</p>
<p>En substance, ça donne un peu&#160;: «&#160;Oui, c'est ça, ducon, je suis islamophobe&#160;; tiens, prends-en encore une louche, va raconter ça aux lecteurs de ton torche-cul, allume-moi, compare-moi sans vergogne à tout et n'importe qui, fais, en bref, ton œuvre déplorable de gratte-papier&#160;; puis laisse-nous, à présent&#160;; le roman va commencer, sans toi. Prends tes Bégaudeau et va jouer au square. »</p>
<p>Et ledit roman est vertigineux&#160;; oui, il procure cet unique vertige métaphysique ressenti à la lecture des bouquins de Dick. Il est sombre, émouvant, honnête et provocateur, et contient les plus belles pages depuis longtemps sur l'amour (aïe, Ceux-qui-savent tiquent encore&#160;: <i>«&#160;impossible&#160;»</i>).</p>
<p>Émotion, donc, oui.</p>
<p>Le livre étant signé de Houellebecq Michel, il a été lancé à grands renforts de marketing, honteux, comme tout marketing. Ce qui m'a suffi, à moi aussi, pour ne pas le lire avant aujourd'hui, et encore, par hasard (mon conformisme me tuerait, si je n'y prenais pas garde). Ce qui suffit comme argument à des tas de types sérieux pour déclarer que c'est une merde. Mais des merdes comme ça, j'en mangerais au petit-déjeuner. Et ça fait extrêmement longtemps que je n'avais pas autant apprécié le goût de la merde.</p>]]></content>
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		<title>Pourquoi votre quotidien est un torchon</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je lis, par la grâce de Marc Villemain, le Journal de Manchette (1966-1974). C&apos;est un vrai journal, souvent fastidieux, parfois brillant, dont l&apos;originalité réside dans les nombreux collages de coupures de presse, notamment du Monde. Manchette, en homme de goût, déteste le Monde. Moi aussi, et avec une telle force, m&apos;effrayant moi-même (après tout, une très chère amie n&apos;a-t-elle pas rompu avec moi sous prétexte que j&apos;aurais en moi « trop de colère », apparente sur ce misérable journal en ligne ?) que me vient la réflexion suivante :


Détester aussi puissamment un organe de presse aussi unanimement considéré, cela paraît suspect aux yeux des tièdes. Cela paraît irrationnel, peut-être même symptomatique d&apos;une furieuse folie. Mais le jet brutal assouvissant la haine, pour violent qu&apos;il soit (exemple simple, de bas niveau : appeler ledit organe un « torchon »), trouve en réalité source et légitimité dans une multitude de petits énervements, au fil d&apos;années de lecture de l&apos;immonde publication, devant les mensonges y publiés. La plupart des lecteurs ne décèlent pas les mensonges puisqu&apos;ils sont acquis à la cause que sert le journal (en très gros : la social-démocratie, le libéralisme bien tempéré), et qu&apos;ils considèrent un type comme, par exemple, Daniel Schneidermann, pris plusieurs fois en flagrant délit de nullité et de vilenie, comme un des meilleurs journalistes de ce pays. Si ce n&apos;est pas votre cas, vous êtes probablement un peu moins con que la moyenne, ce qui est bien sûr réconfortant.


Quand le mot torchon est employé, soyez sûr que celui-ci est délicatement pesé. Quant à Manchette Jean-Patrick, il n&apos;avait rien d&apos;un fou furieux. Au contraire, homme et écrivain redoutablement rigoureux. Justement...

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://60millions.viabloga.com/news/pourquoi-votre-quotidien-est-un-torchon"/>
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		<issued>2008-07-01T13:46:36Z</issued>
		<modified>2008-07-01T13:46:36Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Je lis, par la grâce de Marc Villemain, le <i>Journal</i> de Manchette (1966-1974). C'est un vrai journal, souvent fastidieux, parfois brillant, dont l'originalité réside dans les nombreux collages de coupures de presse, notamment du <i>Monde</i>. Manchette, en homme de goût, déteste <i>le Monde</i>. Moi aussi, et avec une telle force, m'effrayant moi-même (après tout, une très chère amie n'a-t-elle pas rompu avec moi sous prétexte que j'aurais en moi « trop de colère », apparente sur ce misérable journal en ligne ?) que me vient la réflexion suivante :</p>
<p>Détester aussi puissamment un organe de presse aussi unanimement considéré, cela paraît suspect aux yeux des tièdes. Cela paraît irrationnel, peut-être même symptomatique d'une furieuse folie. Mais le jet brutal assouvissant la haine, pour violent qu'il soit (exemple simple, de bas niveau : appeler ledit organe un « torchon »), trouve en réalité source et légitimité dans une multitude de petits énervements, au fil d'années de lecture de l'immonde publication, devant les mensonges y publiés. La plupart des lecteurs ne décèlent pas les mensonges puisqu'ils sont acquis à la cause que sert le journal (en très gros : la social-démocratie, le libéralisme bien tempéré), et qu'ils considèrent un type comme, par exemple, Daniel Schneidermann, pris plusieurs fois en flagrant délit de nullité et de vilenie, comme un des meilleurs journalistes de ce pays. Si ce n'est pas votre cas, vous êtes probablement un peu moins con que la moyenne, ce qui est bien sûr réconfortant.</p>
<p>Quand le mot torchon est employé, soyez sûr que celui-ci est délicatement pesé. Quant à Manchette Jean-Patrick, il n'avait rien d'un fou furieux. Au contraire, homme et écrivain redoutablement <i>rigoureux</i>. Justement...</p>]]></content>
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		<title>Et un jus de noix de coco, pour la treize !</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Bon, me revient quand même à l&apos;esprit, que j&apos;ai vif, que je galérais comme un porc, ou un goret, ou un galérien, lorsque je devais, dans un programme quelconque, saisir une touche « au vol », sans interrompre le déroulement normal de ce qu&apos;il aurait été audacieux, osé, voire intrépide d&apos;appeler un soft. C&apos;était là la force immense du a$=inkey$

 des Basic pas trop idiots. Le concept du multitâche, quoi. Moi, il avait fallu que j&apos;apprenne par c ur des adresses de la ROM, à lire avec la fonction peek

, pour produire le même effet. N&apos;empêche que ça me rendait fier de moi. Comme le jour où j&apos;avais fini de programmer ce shoot-them-up séminal dont le vaisseau était une teub bien rose, et les missiles de splendides gouttes de jute. Oui, on appelait ça de la jute, dans le temps. Il fallait juter. Nous jutions. Malgré nous, souvent.

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		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://60millions.viabloga.com/news/et-un-jus-de-noix-de-coco-pour-la-treize"/>
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		<issued>2008-06-25T17:14:29Z</issued>
		<modified>2008-06-25T17:14:29Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Bon, me revient quand même à l'esprit, que j'ai vif, que je galérais comme un porc, ou un goret, ou un galérien, lorsque je devais, dans un programme quelconque, saisir une touche « au vol », sans interrompre le déroulement normal de ce qu'il aurait été audacieux, osé, voire intrépide d'appeler un <i>soft</i>. C'était là la force immense du <span style="font-family: Courier New;">a$=inkey$</span> des Basic pas trop idiots. Le concept du multitâche, quoi. Moi, il avait fallu que j'apprenne par cœur des adresses de la ROM, à lire avec la fonction <span style="font-family: Courier New;">peek</span>, pour produire le même effet. N'empêche que ça me rendait fier de moi. Comme le jour où j'avais fini de programmer ce <i>shoot-them-up</i> séminal dont le vaisseau était une teub bien rose, et les missiles de splendides gouttes de <i>jute</i>. Oui, on appelait ça de la jute, dans le temps. Il fallait juter. Nous jutions. Malgré nous, souvent.</p>]]></content>
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		<title>Absurdité</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je crois que mon instruction Basic préférée a longtemps été inkey$

. J&apos;étais foutument (adverbe que j&apos;ai toujours préféré à foutrement) conformiste à l&apos;époque, comme la plupart des adolescents, et la lecture des listings dédiés à l&apos;Amstrad CPC, écrits dans le style spaghetti de rigueur et retranscrits avec moult erreurs dans les revues informatiques, me rendait étrangement envieux. Mon Hector, pourtant, possédait une instruction plus puissante : instr$(n)

, qui demandait à l&apos;utilisateur de taper n touches avant de continuer l&apos;exécution du programme. Si je ne m&apos;abuse   aujourd&apos;hui que mes tempes grisonnent et que j&apos;ai dépassé les quatre-vingt-dix kilogrammes de masse nette   le piètre inkey$

 des ordinateurs qui à l&apos;époque se vendaient comme des hosties nécessitait d&apos;être inclus dans une boucle conditionnelle pour produire le même effet que mon bon vieux a$=instr$(1)

. Inconvénient de ma méthode, néanmoins : elle chargeait pour rien une variable. Bon, et alors ?


Le sélectionneur turc prévoit de faire entrer son troisième gardien au poste d&apos;avant-centre, ce soir. Le football est poésie.

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		<issued>2008-06-25T16:52:48Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Je crois que mon instruction Basic préférée a longtemps été <span style="font-family: Courier New;">inkey$</span>. J'étais foutument (adverbe que j'ai toujours préféré à foutrement) conformiste à l'époque, comme la plupart des adolescents, et la lecture des listings dédiés à l'Amstrad CPC, écrits dans le style spaghetti de rigueur et retranscrits avec moult erreurs dans les revues informatiques, me rendait étrangement envieux. Mon Hector, pourtant, possédait une instruction plus puissante&#160;: <span style="font-family: Courier New;">instr$(n)</span>, qui demandait à l'utilisateur de taper <i>n</i> touches avant de continuer l'exécution du programme. Si je ne m'abuse — aujourd'hui que mes tempes grisonnent et que j'ai dépassé les quatre-vingt-dix kilogrammes de masse nette — le piètre <span style="font-family: Courier New;">inkey$</span> des ordinateurs qui à l'époque se vendaient comme des hosties nécessitait d'être inclus dans une boucle conditionnelle pour produire le même effet que mon bon vieux <span style="font-family: Courier New;">a$=instr$(1)</span>. Inconvénient de ma méthode, néanmoins&#160;: elle chargeait pour rien une variable. Bon, et alors&#160;?</p>
<p>Le sélectionneur turc prévoit de faire entrer son troisième gardien au poste d'avant-centre, ce soir. Le football est poésie.</p>]]></content>
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		<title>Demeuré, moi ?</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">(Ici se tenaient à peu près cinquante lignes expliquant laborieusement mais de façon imparable   vous pensez...   pourquoi il est stupide de considérer sérieusement les sportifs, en particulier les footballeurs, comme des demeurés ; ainsi qu&apos;une démonstration qu&apos;il n&apos;y a rien de nationaliste dans un tournoi international de football. Mais ça me fatigue de relire ce texte, alors je sabre. Il y a des dialogues de sourds auxquels mettre fin sans réfléchir. Je ne laisse que la fin du texte, décousue comme le reste.)


Les intellos aiment bien le tennis, qui est un sport essentiellement bourgeois. Mais ils n&apos;osent pas avouer qu&apos;ils aiment le foot, ce sport essentiellement prolétaire.



Il n&apos;y a pas beaucoup de nègres dans le tennis depuis Arthur Ashe, et en France, à peu près aucun Arabe depuis vingt-cinq ans (Tarik Benhabiles). Ce sport de blancs de la haute est acceptable pour les intellectuels. Pas le football, ce sport trop universel, pas assez élitiste. J&apos;ai joué au tennis en club pendant des années. Au foot, six mois seulement. L&apos;ambiance était trop à la haine chez les parents, sur le bord du terrain (évidemment que les gens, humains, trop humains, sont souvent immondes, mais ça ne dit rien sur le jeu lui-même, qui est précisément une façon de se civiliser, de socialiser). Et je m&apos;intégrais mal, tout simplement. J&apos;étais déjà formaté par mon éducation protégée, à dix ans, pour jouer au tennis, sport policé et individuel, là où le foot est grossièrement collectif. Pourtant, au fond, c&apos;est le football qui m&apos;intéresse le plus, qui est plus beau et plus riche à mon sens   surtout tactiquement, stratégiquement   que le tennis (la plupart des matches de tennis sont à présent laids comme des combats de catch, de simples oppositions physiques, d&apos;ailleurs les joueurs, après un match remporté, ont souvent ce genre de commentaire : « Je tapais de plus en plus fort dans la balle, j&apos;étais bien » ; il ne s&apos;agit pas de taper mieux, mais plus fort).



Le football est un sport populaire, un sport de racaille. Il en dit long sur notre rapport à la « racaille », au fond. Nous les petits bourgeois éduqués mais frileux, avec nos fantasmes de jeu pur, débarrassé de toute « vulgarité ». Voilà un geste de racaille géniale : Maradona marque de la main contre l&apos;Angleterre. On remarquera que toute « nationaliste » que fût cette rencontre de la Coupe du monde 1986, et malgré ce but de tricheur pourtant validé par l&apos;arbitre (seul responsable) et qui ouvrait la voie à l&apos;élimination de l&apos;ennemi anglais, aucune guerre des Malouines ne fut alors relancée, à part dans la presse, comme d&apos;habitude... Ce « nationalisme » aussi est un fantasme bourgeois, une simple peur du peuple, qui pue et pollue. L&apos;écrivain anglais John King en parle bien mieux que moi, notamment dans Football Factory, ou England Away. John King est estampillé « populiste ». Je mâche le boulot des cons qui me traiteraient à mon tour de tous les noms. Il n&apos;empêche que c&apos;est un fameux écrivain, dont le Human Punk contient plus de traces d&apos;humanité nue que l&apos; uvre complète de tout tocard « progressiste » actuel   vous comprendrez qu&apos;à ce stade donner des noms devient un peu fastidieux.



Bon, basta. J&apos;en ai marre de tout justifier de mes amours simples de gamin. Je me sens schizophrène, dans ce monde normé de merde, avec mon amour simultané et réel pour mes écrivains, mes musiciens, mes footballeurs, mes cinéastes, mes cuisiniers...  Schizophrène et donc malheureux de toutes ces exclusions perpétuelles, de toutes ces tacites condamnations, de ces tiroirs et de ces classes socio-culturelles desquelles personne au fond n&apos;essaye de sortir vraiment. J&apos;aime Richard Brautigan et Michel Platini et je vous emmerde.



 Je ne connais pas le site d&apos;où il émane, a priori pas ma tasse de thé, mais 



cet article



 en tout cas résume assez bien ce que je pense de l&apos;accusation de nationalisme, qui mérite pour le moins d&apos;être nuancée avant d&apos;assimiler tous les « footeux » à de tristes lepénistes. Il suffit d&apos;aller se promener sur des forums spécialisés ou de discuter sérieusement avec des amateurs éclairés pour se rendre compte que l&apos;amour du jeu l&apos;emporte toujours sur la déception d&apos;une élimination de la « mère patrie », et que chacun n&apos;a d&apos;ailleurs pas qu&apos;une équipe préférée, mais la plupart du temps trois ou quatre favoris, selon des affinités personnelles ou objectives dépassant de loin le chauvinisme bas du front.







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		<issued>2008-06-20T16:47:16Z</issued>
		<modified>2008-06-20T17:07:22Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="citation">(Ici se tenaient à peu près cinquante lignes expliquant laborieusement mais de façon imparable — vous pensez... — pourquoi il est stupide de considérer sérieusement les sportifs, en particulier les footballeurs, comme des demeurés&#160;; ainsi qu'une démonstration qu'il n'y a rien de nationaliste dans un tournoi international de football. Mais ça me fatigue de relire ce texte, alors je sabre. Il y a des dialogues de sourds auxquels mettre fin sans réfléchir. Je ne laisse que la fin du texte, décousue comme le reste.)</p>
<p class="lettrine">Les intellos aiment bien le tennis, qui est un sport essentiellement bourgeois. Mais ils n'osent pas avouer qu'ils aiment le foot, ce sport essentiellement prolétaire.<br />
<br />
Il n'y a pas beaucoup de nègres dans le tennis depuis Arthur Ashe, et en France, à peu près aucun Arabe depuis vingt-cinq ans (Tarik Benhabiles). Ce sport de blancs de la haute est acceptable pour les intellectuels. Pas le football, ce sport trop universel, pas assez élitiste. J'ai joué au tennis en club pendant des années. Au foot, six mois seulement. L'ambiance était trop à la haine chez les parents, sur le bord du terrain (évidemment que les gens, humains, trop humains, sont souvent immondes, mais ça ne dit rien sur le jeu lui-même, qui est précisément une façon de se civiliser, de socialiser). Et je m'intégrais mal, tout simplement. J'étais déjà formaté par mon éducation protégée, à dix ans, pour jouer au tennis, sport policé et individuel, là où le foot est grossièrement collectif. Pourtant, au fond, c'est le football qui m'intéresse le plus, qui est plus beau et plus riche à mon sens — surtout tactiquement, stratégiquement — que le tennis (la plupart des matches de tennis sont à présent laids comme des combats de catch, de simples oppositions physiques, d'ailleurs les joueurs, après un match remporté, ont souvent ce genre de commentaire&#160;: «&#160;Je tapais de plus en plus fort dans la balle, j'étais bien&#160;» ; il ne s'agit pas de taper mieux, mais plus fort).<br />
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Le football est un sport populaire, un sport de racaille. Il en dit long sur notre rapport à la «&#160;racaille&#160;», au fond. Nous les petits bourgeois éduqués mais frileux, avec nos fantasmes de jeu pur, débarrassé de toute «&#160;vulgarité&#160;». Voilà un geste de racaille géniale&#160;: Maradona marque de la main contre l'Angleterre. On remarquera que toute «&#160;nationaliste&#160;» que fût cette rencontre de la Coupe du monde 1986, et malgré ce but de tricheur pourtant validé par l'arbitre (seul responsable) et qui ouvrait la voie à l'élimination de l'ennemi anglais, aucune guerre des Malouines ne fut alors relancée, à part dans la presse, comme d'habitude... Ce «&#160;nationalisme&#160;» aussi est un fantasme bourgeois, une simple peur du peuple, qui pue et pollue. L'écrivain anglais John King en parle bien mieux que moi, notamment dans <i>Football Factory</i>, ou <i>England Away</i>. John King est estampillé «&#160;populiste&#160;». Je mâche le boulot des cons qui me traiteraient à mon tour de tous les noms. Il n'empêche que c'est un fameux écrivain, dont le <i>Human Punk</i> contient plus de traces d'humanité nue que l'œuvre complète de tout tocard «&#160;progressiste&#160;» actuel — vous comprendrez qu'à ce stade donner des noms devient un peu fastidieux.<br />
<br />
Bon, basta. J'en ai marre de tout justifier de mes amours simples de gamin. Je me sens schizophrène, dans ce monde normé de merde, avec mon amour simultané et réel pour mes écrivains, mes musiciens, mes footballeurs, mes cinéastes, mes cuisiniers...&#160; Schizophrène et donc malheureux de toutes ces exclusions perpétuelles, de toutes ces tacites condamnations, de ces tiroirs et de ces classes socio-culturelles desquelles personne au fond n'essaye de sortir vraiment. J'aime Richard Brautigan et Michel Platini et je vous emmerde.</p>
<hr />
<p><span style="font-size: smaller;"><span style="font-family: Arial;"> Je ne connais pas le site d'où il émane, <i>a priori</i> pas ma tasse de thé, mais </span></span><a href="http://www.taurillon.org/Football-et-nationalisme"><span style="font-size: smaller;"><span style="font-family: Arial;">cet article</span></span></a><span style="font-size: smaller;"><span style="font-family: Arial;"> en tout cas résume assez bien ce que je pense de l'accusation de nationalisme, qui mérite pour le moins d'être nuancée avant d'assimiler tous les «&#160;footeux&#160;» à de tristes lepénistes. Il suffit d'aller se promener sur des forums spécialisés ou de discuter sérieusement avec des amateurs éclairés pour se rendre compte que l'amour du jeu l'emporte toujours sur la déception d'une élimination de la «&#160;mère patrie&#160;», et que chacun n'a d'ailleurs pas qu'une équipe préférée, mais la plupart du temps trois ou quatre favoris, selon des affinités personnelles ou objectives dépassant de loin le chauvinisme bas du front.<br />
</span></span></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Ah que c&apos;est laid (de se moquer) !</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Toujours aussi bon, xkcd. (Oui, je repasse les plats, et alors ?)




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		<issued>2008-06-19T10:23:30Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Toujours aussi bon, <a href="http://xkcd.com/437/">xkcd</a>. (Oui, je repasse les plats, et alors&#160;?)</p>
<p><img width="361" vspace="10" height="383" alt="" src="http://60millions.viabloga.com/images/suv.png" /></p>]]></content>
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		<title>Peter Bjorn and John</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">La prochaine fifille blasée à voix vaguement rauque de fumeuse blasée qui aura décidé de distiller son ennui blasé dans un microphone, avec en guise d&apos;ambiance sonore les pathétiques tentatives funky d&apos;un groupe de rock britannique, ou de la côte est des États-Unis, sera excisée en place publique. Ce sera l&apos;occasion de mesurer   en conditions réelles de température et de pression   le seuil de basculement Sbasc entre les deux états fondamentaux de la matière, chez cette espèce majoritaire en zone urbaine occidentale-nantie : la fifille branchée ; ces deux états étant, nous le rappelons, l&apos;état de blasement (ou blasage) absolu, et l&apos;état de souffrance physique. A priori, le seuil de basculement nécessite pour être atteint l&apos;administration d&apos;une dose importante, voire très importante, de violence, mais on peut toujours être surpris. Science moves in mysterious ways.


La menace s&apos;applique également aux Suédois, qui ne sont rien de plus qu&apos;une colonie anglaise du plus mauvais goût, bien qu&apos;en plus guttural.


Met-on un e à guttural, dans ce cas ? M&apos;étonnerait. Pas moi, en tout cas.

</summary>
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		<issued>2008-06-03T14:05:35Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">La prochaine fifille blasée à voix vaguement rauque de fumeuse blasée qui aura décidé de distiller son ennui blasé dans un microphone, avec en guise d'ambiance sonore les pathétiques tentatives funky d'un groupe de rock britannique, ou de la côte est des États-Unis, sera excisée en place publique. Ce sera l'occasion de mesurer — en conditions réelles de température et de pression — le seuil de basculement <i>S<sub>basc</sub></i> entre les deux états fondamentaux de la matière, chez cette espèce majoritaire en zone urbaine occidentale-nantie : la fifille branchée ; ces deux états étant, nous le rappelons, l'état de blasement (ou blasage) absolu, et l'état de souffrance physique. <i>A priori</i>, le seuil de basculement nécessite pour être atteint l'administration d'une dose importante, voire très importante, de violence, mais on peut toujours être surpris. <i>Science moves in mysterious ways</i>.</p>
<p>La menace s'applique également aux Suédois, qui ne sont rien de plus qu'une colonie anglaise du plus mauvais goût, bien qu'en plus guttural.</p>
<p>Met-on un <i>e</i> à guttural, dans ce cas ? M'étonnerait. Pas moi, en tout cas.</p>]]></content>
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		<title>Another Politburo</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Il est bien, lui. (Aucun rapport avec votre serviteur.) Très drôles, ses planches sur le joli mois de mai.

</summary>
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		<issued>2008-06-02T17:44:35Z</issued>
		<modified>2008-06-02T17:44:35Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Il est bien, <a href="http://pochep.over-blog.com/">lui</a>. (Aucun rapport avec votre serviteur.) Très drôles, ses planches sur le joli mois de mai.</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Vingt et un</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Ouais. Bon. On est le 29 mai, si j&apos;en crois l&apos;horloge crypto-atomique de mon ordinateur. Le rythme bimensuel semble s&apos;imposer, depuis quelque temps. Je n&apos;ai strictement rien à raconter sur ce blog, que je renie (forcément). Je suis devenu un grand romantique (ce soir, je viens de tomber amoureux de l&apos;incroyable s ur   21 ans   d&apos;un de mes meilleurs amis, qui l&apos;avait cachée, jusque là). Normalement, il est interdit d&apos;établir la moindre continuité entre une parenthèse fermée et le fil normal du discours, mais je m&apos;en moque : ces 21 ans, donc, sont le lien constitutif de ladite continuité et si É. lit ces lignes, et elle le fait de temps en temps   elle le faisait tout au moins  , qu&apos;elle sache que normalement, je dis bien normalement, c&apos;est-à-dire si tout allait pour le mieux et si je n&apos;étais pas aussi névrosé, c&apos;est avec elle que je passerais le plus clair de mon temps actuel, c&apos;est-à-dire les prochains mois, sans parler d&apos;années car je ne verrai jamais aussi loin. Mais, anyway, É. n&apos;existe plus, il semble clair que je l&apos;ai lassée, avec mes messages cryptiques de milieu de nuit et ma chronique instabilité, et si mes sentiments   éclairés parfois par un surplus de cette fameuse poudre colombienne de superlucidité   me la destinent pourtant, elle ne répond plus à rien, aucun de mes appels, ni aucune de mes déclarations d&apos;amour télépathiques, et je le regrette ; je la regrette.


Cette fille me manque. Elle transforme, malgré elle, ce blog en un blog de base : sentimental et autocentré. Peut-être se met-elle en ce moment à ricaner.


Vous voyez bien que le rythme bimensuel est bien suffisant...

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://60millions.viabloga.com/news/vingt-et-un-2"/>
		<id>http://60millions.viabloga.com/news/vingt-et-un-2</id>
		<issued>2008-05-29T02:47:56Z</issued>
		<modified>2008-05-29T02:51:13Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Ouais. Bon. On est le 29 mai, si j'en crois l'horloge crypto-atomique de mon ordinateur. Le rythme bimensuel semble s'imposer, depuis quelque temps. Je n'ai strictement rien à raconter sur ce blog, que je renie (forcément). Je suis devenu un grand romantique (ce soir, je viens de tomber amoureux de l'incroyable sœur — 21 ans — d'un de mes meilleurs amis, qui l'avait cachée, jusque là). Normalement, il est interdit d'établir la moindre continuité entre une parenthèse fermée et le fil normal du discours, mais je m'en moque&#160;: ces <i>21 ans</i>, donc, sont le lien constitutif de ladite continuité et si É. lit ces lignes, et elle le fait de temps en temps — elle le faisait tout au moins —, qu'elle sache que normalement, je dis bien <i>normalement</i>, c'est-à-dire si tout allait pour le mieux et si je n'étais pas aussi névrosé, c'est avec elle que je passerais le plus clair de mon temps actuel, c'est-à-dire les prochains mois, sans parler d'années car je ne verrai jamais aussi loin. Mais, <i>anyway</i>, É. n'existe plus, il semble clair que je l'ai lassée, avec mes messages cryptiques de milieu de nuit et ma chronique instabilité, et si mes sentiments — éclairés parfois par un surplus de cette fameuse poudre colombienne de superlucidité — me la destinent pourtant, elle ne répond plus à rien, aucun de mes appels, ni aucune de mes déclarations d'amour télépathiques, et je le regrette&#160;; je la regrette.</p>
<p>Cette fille me manque. Elle transforme, malgré elle, ce blog en un blog de base&#160;: sentimental et autocentré. Peut-être se met-elle en ce moment à ricaner.</p>
<p>Vous voyez bien que le rythme bimensuel est bien suffisant...</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Le dub fantôme</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Les conversations en espagnol, dans le bar, et les bruits de scooters passant à toute berzingue dans la rue du Roi-de-Sicile ne laissent surnager, du mix de Such a Thing de Tsé (notre Berlinois de Paris, ou leur Parisien de Berlin), que ses coups de kicks ouatés, sourds et chauds   encore plus ghost dub, au fond, que les morceaux de son premier album. Le dub fantôme n&apos;a en effet jamais aussi bien porté son nom, mais ce disque-ci, le second, a choisi de s&apos;appeler La Ralentie, sans pour autant avoir été produit par Yann Tiersen, qui affectionne ce genre de titre, non ?


Je ne comprends pas les mots parlés (une nouveauté chez Tsé), susurrés, mais je les entends et ils m&apos;évoquent une Laurie Anderson mâle, ou encore (étrangement, pensera-t-il peut-être), le morceau de Neneh Cherry présent sur la bande originale de Bis ans Ende der Welt, ce film de trois heures de Wim Wenders, prospectif et un peu chiant   mais qui m&apos;est attachant pour l&apos;éternité, till the end of the world, avec tous ses défauts.


Oui, je songe en effet au Move With Me (Dub) de la Cherry, en entendant tant bien que mal, car les clients discutent ferme dans l&apos;espace réduit de mon troquet, l&apos;album de Tsé, que je compte écouter en rentrant ce soir, au casque, et en goûtant le délicieux Islay malt que D. m&apos;a offert. Comment ça, je me la joue ?


PS : Tsé est un ami. Il paraît que ces choses-là se disent, pour désamorcer toute accusation de collusion, de favoritisme dissimulé. Mais quel pouvoir avons-nous donc pour qu&apos;on nous accuse, hein ? Je pose la question. Donc, Tsé est un ami et son disque, La Ralentie, chez Optical Sounds, a l&apos;air très beau, comme ça, quand on l&apos;écoute trop distraitement dans un bar avec le bruit de Paris tout autour. Vivement l&apos;écoute seul, avec tout le volume nécessaire. Et les concerts ?

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://60millions.viabloga.com/news/le-dub-fantome"/>
		<id>http://60millions.viabloga.com/news/le-dub-fantome</id>
		<issued>2008-05-19T17:26:48Z</issued>
		<modified>2008-05-29T04:29:31Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Les conversations en espagnol, dans le bar, et les bruits de scooters passant à toute berzingue dans la rue du Roi-de-Sicile ne laissent surnager, du mix de <i>Such a Thing</i> de Tsé (notre Berlinois de Paris, ou leur Parisien de Berlin), que ses coups de kicks ouatés, sourds et chauds — encore plus <i>ghost dub</i>, au fond, que les morceaux de son premier album. Le dub fantôme n'a en effet jamais aussi bien porté son nom, mais ce disque-ci, le second, a choisi de s'appeler <i>La Ralentie</i>, sans pour autant avoir été produit par Yann Tiersen, qui affectionne ce genre de titre, non&#160;?</p>
<p>Je ne comprends pas les mots parlés (une nouveauté chez Tsé), susurrés, mais je les entends et ils m'évoquent une Laurie Anderson mâle, ou encore (étrangement, pensera-t-il peut-être), le morceau de Neneh Cherry présent sur la bande originale de <i>Bis ans Ende der Welt</i>, ce film de trois heures de Wim Wenders, prospectif et un peu chiant — mais qui m'est attachant pour l'éternité, <i>till the end of the world</i>, avec tous ses défauts.</p>
<p>Oui, je songe en effet au <i>Move With Me (Dub)</i> de la Cherry, en entendant tant bien que mal, car les clients discutent ferme dans l'espace réduit de mon troquet, l'album de Tsé, que je compte écouter en rentrant ce soir, au casque, et en goûtant le délicieux <i>Islay malt </i>que D. m'a offert. Comment ça, je me la joue&#160;?</p>
<p>PS&#160;: Tsé est un ami. Il paraît que ces choses-là se disent, pour désamorcer toute accusation de collusion, de favoritisme dissimulé. Mais quel pouvoir avons-nous donc pour qu'on nous accuse, hein&#160;? Je pose la question. Donc, <a href="http://troisiemeblog.blogspot.com/">Tsé</a> est un ami et son disque, <i>La Ralentie</i>, chez Optical Sounds, a l'air très beau, comme ça, quand on l'écoute trop distraitement dans un bar avec le bruit de Paris tout autour. Vivement l'écoute seul, avec tout le volume nécessaire. Et les concerts&#160;?</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Le ressort optique a lâché</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Cette fille parle un jour de l&apos;impudeur de pleurer en public et quelques jours plus tard elle se retrouve dans la situation d&apos;en effet devoir se cacher pour pleurer. Pour ne pas nous gêner, ou ne pas se gêner elle-même ? Peu importe, elle joue le jeu social, et se cache, comme les piafs pour crever.


Dans ses yeux que j&apos;observe deux ou trois fois à la dérobée : le vide, l&apos;absence, la désolation. Je me rappelle que j&apos;ai eu souvent ces yeux-là dans une autre vie, des yeux incapables de focaliser, le ressort optique explosé par la douleur. Ou, plus prosaïquement : le regard dans le vide.


Comme je m&apos;en suis sorti, que mon ressort foutu a été changé (garantie pièces et main d&apos; uvre pour l&apos;éternité, il est), je témoigne de ma compassion de survivant, comme on ne le fait jamais ; comme je, en tout cas, ne le fais jamais. On ne se connaît pas, je ne suis d&apos;aucun réconfort, ou d&apos;un réconfort faible et fugace, mais je témoigne quand même, au cas où.


Mes bons sentiments... De temps à autre...

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://60millions.viabloga.com/news/le-ressort-optique-a-lache"/>
		<id>http://60millions.viabloga.com/news/le-ressort-optique-a-lache</id>
		<issued>2008-05-04T23:40:33Z</issued>
		<modified>2008-05-04T23:40:33Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Cette fille parle un jour de l'impudeur de pleurer en public et quelques jours plus tard elle se retrouve dans la situation d'en effet devoir se cacher pour pleurer. Pour ne pas nous gêner, ou ne pas se gêner elle-même ? Peu importe, elle joue le jeu social, et se cache, comme les piafs pour crever.</p>
<p>Dans ses yeux que j'observe deux ou trois fois à la dérobée : le vide, l'absence, la désolation. Je me rappelle que j'ai eu souvent ces yeux-là dans une autre vie, des yeux incapables de focaliser, le ressort optique explosé par la douleur. Ou, plus prosaïquement : le regard dans le vide.</p>
<p>Comme je m'en suis sorti, que mon ressort foutu a été changé (garantie pièces et main d'œuvre pour l'éternité, il est), je témoigne de ma compassion de survivant, comme on ne le fait jamais ; comme je, en tout cas, ne le fais jamais. On ne se connaît pas, je ne suis d'aucun réconfort, ou d'un réconfort faible et fugace, mais je témoigne quand même, au cas où.</p>
<p>Mes bons sentiments... De temps à autre...</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Déceptif</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Ce site plus dynamique tu meurs a été mis à jour le 30 avril 2008.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://60millions.viabloga.com/news/deceptif"/>
		<id>http://60millions.viabloga.com/news/deceptif</id>
		<issued>2008-04-30T14:04:38Z</issued>
		<modified>2008-04-30T14:06:05Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p style="font-family: monospace;">Ce site plus dynamique tu meurs a été mis à jour le 30 avril 2008.</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Martyr, c&apos;est pourrir un peu</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">On revient un instant à Charlie Hebdo qui publiait vers 1993 sous la plume, je crois, de Xavier Pasquini, une série d&apos;articles sur le Tibet des moines. J&apos;y pense depuis quelques jours qu&apos;on entend Mélenchon sur le sujet ; le son de cloche est le même. Inutile de dire qu&apos;il y a quinze ans c&apos;était déjà le slogan consensuel Free Tibet qui l&apos;emportait dans les (bonnes) consciences. Aujourd&apos;hui Mélenchon, avec beaucoup d&apos;arguments semble-t-il, reprend ce flambeau qu&apos;on n&apos;ose nommer Vérité. Au moins Objectivité ?


Et puis Ménard, le monomaniaque de RSF, ne me revient pas. Ça, j&apos;en conviens, c&apos;est éminemment subjectif. Quoique : le type est une mitraillette à sophismes, et son indignation est beaucoup trop spectaculaire pour être honnête.


Je me demande ce qui se serait passé si Bob Ménard, le mercenaire de la liberté-de-la-presse, s&apos;était fait abattre par les policiers grecs lors de son intervention pendant l&apos;allumage de la torche de mes deux. Martyr, sans aucun doute. Un peu comme Ingrid Betancourt, grande bourgeoise en campagne présidentielle venue faire sa bravache chez les guérilleros, archi prévenue par tout le monde que ces derniers étaient sur les dents, et qui fut logiquement enlevée. Hop : martyre. Mairie de Paris, et tout le tremblement.


Les martyrs sont des cons.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://60millions.viabloga.com/news/martyr-c-est-pourrir-un-peu"/>
		<id>http://60millions.viabloga.com/news/martyr-c-est-pourrir-un-peu</id>
		<issued>2008-04-22T09:09:57Z</issued>
		<modified>2008-04-22T09:09:57Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">On revient un instant à <i>Charlie Hebdo</i> qui publiait vers 1993 sous la plume, je crois, de Xavier Pasquini, une série d'articles sur le Tibet des moines. J'y pense depuis quelques jours qu'on entend Mélenchon sur le sujet&#160;; le son de cloche est le même. Inutile de dire qu'il y a quinze ans c'était déjà le slogan consensuel <i>Free Tibet</i> qui l'emportait dans les (bonnes) consciences. Aujourd'hui Mélenchon, avec beaucoup d'arguments semble-t-il, reprend ce flambeau qu'on n'ose nommer Vérité. Au moins Objectivité&#160;?</p>
<p>Et puis Ménard, le monomaniaque de RSF, ne me revient pas. Ça, j'en conviens, c'est éminemment subjectif. Quoique&#160;: le type est une mitraillette à sophismes, et son indignation est beaucoup trop spectaculaire pour être honnête.</p>
<p>Je me demande ce qui se serait passé si Bob Ménard, le mercenaire de la liberté-de-la-presse, s'était fait abattre par les policiers grecs lors de son intervention pendant l'allumage de la torche de mes deux. Martyr, sans aucun doute. Un peu comme Ingrid Betancourt, grande bourgeoise en campagne présidentielle venue faire sa bravache chez les guérilleros, archi prévenue par tout le monde que ces derniers étaient sur les dents, et qui fut logiquement enlevée. Hop : martyre. Mairie de Paris, et tout le tremblement.</p>
<p>Les martyrs sont des cons.</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Anglaise en mini-jupe et tambourin</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je sais : industrie du divertissement, tout ça.


Mais ce morceau ne me lâche plus (ô frisson adolescent !). The Step and the Walk, de The Duke Spirit. En plus, le clip, classique dans la forme, est parfaitement interprété, à la note près, par les musiciens. D&apos;où une impression de vérité et de puissance indéniables. (C&apos;est très rare, les clips parfaitement montés. Celui-ci l&apos;est. Quand on soigne même le montage du clip, c&apos;est assez bon signe, non ?)


Ils jouent au Point éphémère fin mai. Le 23. J&apos;y serai. Ce sera mon premier concert de rock anglais depuis des lustres. Enfin des guitares abrasives et des blondes qui se la jouent !




</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://60millions.viabloga.com/news/anglaise-en-mini-jupe-et-tambourin"/>
		<id>http://60millions.viabloga.com/news/anglaise-en-mini-jupe-et-tambourin</id>
		<issued>2008-04-21T17:15:57Z</issued>
		<modified>2008-04-21T17:15:57Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Je sais&#160;: industrie du divertissement, tout ça.</p>
<p>Mais ce morceau ne me lâche plus (ô frisson adolescent&#160;!). <i>The Step and the Walk</i>, de The Duke Spirit. En plus, le clip, classique dans la forme, est parfaitement interprété, à la note près, par les musiciens. D'où une impression de vérité et de puissance indéniables. (C'est très rare, les clips parfaitement montés. Celui-ci l'est. Quand on soigne même le montage du clip, c'est assez bon signe, non&#160;?)</p>
<p>Ils jouent au <i>Point éphémère</i> fin mai. Le 23. J'y serai. Ce sera mon premier concert de rock anglais depuis des lustres. Enfin des guitares <i>abrasives</i> et des blondes qui se la jouent&#160;!</p>
<p style="margin-top: 1em;"><object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/UkymJsrUkt0&hl=fr"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/UkymJsrUkt0&hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Apocopes</title>
		<author>
		<name>60millions</name>
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		<summary type="text/plain">Il est amusant de constater que le mot cheeseburger, désignant un objet sans coins (car rond), sans aucun sens (propre ou figuré), se mangeant par n&apos;importe quel bout, subit les outrages de l&apos;apocope (cheese) et de l&apos;aphérèse (burger) sans sourciller.


Ils sont quand même forts ces gros cons de Ricains.

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		<modified>2008-04-19T14:09:10Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://60millions.viabloga.com"><![CDATA[<p class="lettrine">Il est amusant de constater que le mot cheeseburger, désignant un objet sans coins (car rond), sans aucun sens (propre ou figuré), se mangeant par n'importe quel bout, subit les outrages de l'apocope (cheese) et de l'aphérèse (burger) sans sourciller.</p>
<p>Ils sont quand même forts ces gros cons de Ricains.</p>]]></content>
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