60 millions de social-traîtres
JESUS IS COMING ! NO BINGO ON SUNDAY.
J'ai pas une putain de Rubrique à brac à me foutre sous la dent de sagesse mais ça ne m'empêche pas de lire des trucs gais
Je ne fais le ménage que tous les trois ans à l'intérieur de mon crâne. L'âge canonique que j'ai atteint récemment me donne le recul utile pour commencer ce genre de bilan à la con. Oui, tous les trois ans, en gros, j'ai envie de grands changements, que j'entreprends avec plus ou moins de détermination. Cela passe d'abord par des paroles irrémédiables : ne pas se donner de possibilité de retour ; cette année dans un cas au moins ça s'avère bien plus ardu que quand il s'agissait de quitter une place de garçon de bureau. Diantre, on me retient. Le préavis dure, me donne envie de réfléchir, encore. Alors je réfléchis, encore. Mais ça ne règle, du coup, aucun des problèmes coïncidents. Mon humeur est rollercoaster. Ces quelques semaines sont assez mornes, mais je sais qu'elles sont nécessaires, et puis elles touchent à leur fin, quand même. Les trous de langueur, quand on n'a plus l'excuse (excellente) d'être cloué au lit par un colibacille, deviennent beaucoup plus pesants, et on en réduit donc le nombre et la fréquence, petit à petit.
Mais qu'est-ce que je lis, dans les trous ! Par exemple, A State of Denmark de Robin Cook, pas celui qui écrit des thrillers médicaux, d'ailleurs plutôt bien torchés, non, l'autre, le vrai, le copain de Manchette, l'Anglais. Sous le titre français Quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre se cache (ou ne se cache pas, c'est quoi encore cette expression idiomatique à la con ?) un bouquin d'une noirceur totale à côté duquel Nineteen eighty-four mérite d'être republié dans la Bibliothèque verte. Un bouquin brillant, eh non ! justement ! pas brillant, d'une noirceur totale ! j'ai dit, bordel, les mots ont un sens... okay, espèce de chieur, donc un bouquin mat de politique-fiction, avec une dernière scène superbe et à ne surtout pas raconter, sauf qu'elle ressemble à un cauchemar que j'ai fait, une nuit de 2002, et qui impliquait Jackie Sardou, si, elle-même, la mère du gros Carlos, vous imaginez.
Nikita Calvus-Mons le 17/05/06 à 10 h 06 dans Littéraire-traître
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