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Mémoires sautés du temps

Je franglise et je vous emmerde

On fait dans la déclaration d'amour rock 'n' roll, fuckin' desperate en fait : « desperate ne veut pas dire désespéré », je ne sais plus où j'ai récemment lu ceci, mais c'est vrai, d'une vérité quasi cruelle, desperate contient l'idée du « prêt à tout » (pour marquer un but, faire fortune, rendre par un philtre quelconque — les mots bleus ? — une fille amoureuse, etc.). Suis-je prêt à tout ? Certainement pas... Et pourtant me voilà prêt à hurler dans les oreilles d'une attachante fashionista (ne pleurez pas, je n'ai pas changé) :

Ça M'ARRACHE LA GUEULE de te l'avouer mais je tiens à toi.

On conviendra que ça reste soft, comme déclaration. Et peut-être diablement useless. Car même le soft fait fuir parfois. Mais au moins sais-je que le soft, écrit comme cela, ne contient que les 100 % suffisants et nécessaires de vérité absolue, alors que, franchement, « je t'aime », hein... On connaît les déchets qui s'y cachent.

Désir amoureux de merde, you really got me now.

Nikita Calvus-Mons le 07/10/08 à 19 h 38 dans Social-traître
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Avant l'enfer

Ce type, pris dans une base américaine dans les années 60, est l'auteur d'un des plus grands romans du siècle, largement meilleur que ceux de Marc Lévy.

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