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60 millions de social-traîtres

Le sous-titre est un concept déviant.

mardi 01 juillet 2008

Pourquoi votre quotidien est un torchon

Je lis, par la grâce de Marc Villemain, le Journal de Manchette (1966-1974). C'est un vrai journal, souvent fastidieux, parfois brillant, dont l'originalité réside dans les nombreux collages de coupures de presse, notamment du Monde. Manchette, en homme de goût, déteste le Monde. Moi aussi, et avec une telle force, m'effrayant moi-même (après tout, une très chère amie n'a-t-elle pas rompu avec moi sous prétexte que j'aurais en moi « trop de colère », apparente sur ce misérable journal en ligne ?) que me vient la réflexion suivante :

Détester aussi puissamment un organe de presse aussi unanimement considéré, cela paraît suspect aux yeux des tièdes. Cela paraît irrationnel, peut-être même symptomatique d'une furieuse folie. Mais le jet brutal assouvissant la haine, pour violent qu'il soit (exemple simple, de bas niveau : appeler ledit organe un « torchon »), trouve en réalité source et légitimité dans une multitude de petits énervements, au fil d'années de lecture de l'immonde publication, devant les mensonges y publiés. La plupart des lecteurs ne décèlent pas les mensonges puisqu'ils sont acquis à la cause que sert le journal (en très gros : la social-démocratie, le libéralisme bien tempéré), et qu'ils considèrent un type comme, par exemple, Daniel Schneidermann, pris plusieurs fois en flagrant délit de nullité et de vilenie, comme un des meilleurs journalistes de ce pays. Si ce n'est pas votre cas, vous êtes probablement un peu moins con que la moyenne, ce qui est bien sûr réconfortant.

Quand le mot torchon est employé, soyez sûr que celui-ci est délicatement pesé. Quant à Manchette Jean-Patrick, il n'avait rien d'un fou furieux. Au contraire, homme et écrivain redoutablement rigoureux. Justement...

Nikita Calvus-Mons à 15 h 46 dans Social-traître - Lien permanent - 3 commentaires

jeudi 29 mai 2008

Vingt et un

Ouais. Bon. On est le 29 mai, si j'en crois l'horloge crypto-atomique de mon ordinateur. Le rythme bimensuel semble s'imposer, depuis quelque temps. Je n'ai strictement rien à raconter sur ce blog, que je renie (forcément). Je suis devenu un grand romantique (ce soir, je viens de tomber amoureux de l'incroyable sœur — 21 ans — d'un de mes meilleurs amis, qui l'avait cachée, jusque là). Normalement, il est interdit d'établir la moindre continuité entre une parenthèse fermée et le fil normal du discours, mais je m'en moque : ces 21 ans, donc, sont le lien constitutif de ladite continuité et si É. lit ces lignes, et elle le fait de temps en temps — elle le faisait tout au moins —, qu'elle sache que normalement, je dis bien normalement, c'est-à-dire si tout allait pour le mieux et si je n'étais pas aussi névrosé, c'est avec elle que je passerais le plus clair de mon temps actuel, c'est-à-dire les prochains mois, sans parler d'années car je ne verrai jamais aussi loin. Mais, anyway, É. n'existe plus, il semble clair que je l'ai lassée, avec mes messages cryptiques de milieu de nuit et ma chronique instabilité, et si mes sentiments — éclairés parfois par un surplus de cette fameuse poudre colombienne de superlucidité — me la destinent pourtant, elle ne répond plus à rien, aucun de mes appels, ni aucune de mes déclarations d'amour télépathiques, et je le regrette ; je la regrette.

Cette fille me manque. Elle transforme, malgré elle, ce blog en un blog de base : sentimental et autocentré. Peut-être se met-elle en ce moment à ricaner.

Vous voyez bien que le rythme bimensuel est bien suffisant...

Nikita Calvus-Mons à 04 h 47 dans Social-traître - Lien permanent - 0 commentaires

lundi 05 mai 2008

Le ressort optique a lâché

Cette fille parle un jour de l'impudeur de pleurer en public et quelques jours plus tard elle se retrouve dans la situation d'en effet devoir se cacher pour pleurer. Pour ne pas nous gêner, ou ne pas se gêner elle-même ? Peu importe, elle joue le jeu social, et se cache, comme les piafs pour crever.

Dans ses yeux que j'observe deux ou trois fois à la dérobée : le vide, l'absence, la désolation. Je me rappelle que j'ai eu souvent ces yeux-là dans une autre vie, des yeux incapables de focaliser, le ressort optique explosé par la douleur. Ou, plus prosaïquement : le regard dans le vide.

Comme je m'en suis sorti, que mon ressort foutu a été changé (garantie pièces et main d'œuvre pour l'éternité, il est), je témoigne de ma compassion de survivant, comme on ne le fait jamais ; comme je, en tout cas, ne le fais jamais. On ne se connaît pas, je ne suis d'aucun réconfort, ou d'un réconfort faible et fugace, mais je témoigne quand même, au cas où.

Mes bons sentiments... De temps à autre...

Nikita Calvus-Mons à 01 h 40 dans Social-traître - Lien permanent - 0 commentaires

mercredi 30 avril 2008

Déceptif

Ce site plus dynamique tu meurs a été mis à jour le 30 avril 2008.

Nikita Calvus-Mons à 16 h 04 dans Social-traître - Lien permanent - 3 commentaires

mardi 22 avril 2008

Martyr, c'est pourrir un peu

On revient un instant à Charlie Hebdo qui publiait vers 1993 sous la plume, je crois, de Xavier Pasquini, une série d'articles sur le Tibet des moines. J'y pense depuis quelques jours qu'on entend Mélenchon sur le sujet ; le son de cloche est le même. Inutile de dire qu'il y a quinze ans c'était déjà le slogan consensuel Free Tibet qui l'emportait dans les (bonnes) consciences. Aujourd'hui Mélenchon, avec beaucoup d'arguments semble-t-il, reprend ce flambeau qu'on n'ose nommer Vérité. Au moins Objectivité ?

Et puis Ménard, le monomaniaque de RSF, ne me revient pas. Ça, j'en conviens, c'est éminemment subjectif. Quoique : le type est une mitraillette à sophismes, et son indignation est beaucoup trop spectaculaire pour être honnête.

Je me demande ce qui se serait passé si Bob Ménard, le mercenaire de la liberté-de-la-presse, s'était fait abattre par les policiers grecs lors de son intervention pendant l'allumage de la torche de mes deux. Martyr, sans aucun doute. Un peu comme Ingrid Betancourt, grande bourgeoise en campagne présidentielle venue faire sa bravache chez les guérilleros, archi prévenue par tout le monde que ces derniers étaient sur les dents, et qui fut logiquement enlevée. Hop : martyre. Mairie de Paris, et tout le tremblement.

Les martyrs sont des cons.

Nikita Calvus-Mons à 11 h 09 dans Social-traître - Lien permanent - 5 commentaires

mardi 01 avril 2008

Bien trop occupé à arrêter de boire pour écrire ici...

Donc je passe la parole à un copain routier, bien véner, qui roule sur un camion Daf (c'est de la bonne ; de la hollandaise) :

« Français, vous frapperez les premiers coups : votre éducation nationale fera le reste ; mais travaillez promptement à cette besogne ; qu'elle devienne un de vos soins les plus importants ; qu'elle ait surtout pour base cette morale essentielle, si négligée dans l'éducation religieuse. Remplacez les sottises déifiques, dont vous fatiguiez les jeunes organes de vos enfants, par d'excellents principes sociaux ; qu'au lieu d'apprendre à réciter de futiles prières qu'ils se feront gloire d'oublier dès qu'ils auront seize ans, ils soient instruits de leurs devoirs dans la société ; apprenez-leur à chérir des vertus dont vous leur parliez à peine autrefois et qui, sans vos fables religieuses, suffisent à leur bonheur individuel ; faites-leur sentir que ce bonheur consiste à rendre les autres aussi fortunés que nous désirons l'être nous-mêmes. Si vous asseyez ces vérités sur des chimères chrétiennes, comme vous aviez la folie de le faire autrefois, à peine vos élèves auront-ils reconnu la futilité des bases qu'ils feront crouler l'édifice, et ils deviendront scélérats seulement parce qu'ils croiront que la religion qu'ils ont culbutée leur défendait de l'être. En leur faisant sentir au contraire la nécessité de la vertu uniquement parce que leur propre bonheur en dépend, ils seront honnêtes gens par égoïsme, et cette loi qui régit tous les hommes sera toujours la plus sûre de toutes. Que l'on évite donc avec le plus grand soin de mêler aucune fable religieuse dans cette éducation nationale. Ne perdons jamais de vue que ce sont des hommes libres que nous voulons former et non de vils adorateurs d'un dieu. »

Nikita Calvus-Mons à 17 h 41 dans Social-traître - Lien permanent - 1 commentaire

jeudi 13 mars 2008

Poutine, encore

Je lirais bien le bouquin de ce « flic dans le neuf trois » interrogé ce matin par la bande à Bern — ce mondain inculte de plus en plus insupportable, ponctuant systématiquement les interventions de ses rares chroniqueurs intelligents (Didier Porte, Daniel Morin) de cris d'orfraie bienséants, genre :

Porte : Les nègres sentent fort.

Bern : Oh non, vous ne pouvez pas dire ça !

J'imagine Porte, intérieurement : « Putain, qu'il est lourd... »

Bref, je me disais que je lirais volontiers le témoignage de ce flic pas franchement gauchiste mais homme de terrain, au moins ; forcément plus intéressant que de se fader les léchages de pompe promotionnels prodigués par Bern à toujours les mêmes acteurs (pardon, comédiens) et chanteurs de mes deux.

~♦~

J'ai vu Bienvenue chez les Ch'tis qui est une catastrophe cinématographique. Je m'attendais au moins à un peu d'humour raciste stupide et assumé, mais je suis un naïf indécrottable, c'est farci de bons sentiments. Propagande anti-clichés assurée. Bern, Ruquier et Ardisson dorment sur leurs six oreilles : les gens du Nord sont toujours aussi chaleureux. M'autorisera-t-on quand même à affirmer que leur accent se situe juste au-dessus du québécois sur l'échelle de Birkin-Bosso, qui mesure le sex-appeal en fonction du taux de déformation de la langue parlée ? Cette fonction n'est pas linéaire, sa courbe est même complexe, mais elle admet une limite basse qui est l'accent québécois (Denise Bombardier, Anthony Kavanagh, Céline Dion), et une limite haute qui est l'accent italien (Monica Bellucci, Marcello Mastroianni, Ornella Muti).

« Tape din l'fond ! Et balince-tu ben la clème su' l'côté ! Maudit Flinçais ! »

(Cette dernière saillie — humf ! — est bricolée honteusement à partir de souvenirs vécus — pas les miens, je vous rassure — et est la preuve formelle qu'au Canada français, et dans le Nord-Pas-de-Calais, comme les grandes douleurs, les grands orgasmes sont — devraient demeurer — muets.)

Nikita Calvus-Mons à 14 h 20 dans Social-traître - Lien permanent - 4 commentaires

mercredi 12 mars 2008

Grigny - Wall Street - Marais

Cécile est cette fille qui vient d'exposer des toiles dans le bar que j'ai monté avec l'argent des fonds de pension américains. Elle y est venue pour la première fois il y a plus d'un an, ses copains gothiques l'y ayant attirée ; copains gothiques de la bande dans laquelle gravitait Françoise, qui les avait attirés eux-mêmes. Grande gigue dégingandée, Françoise. Quand je travaillais encore rue du Sentier, je discutais souvent avec elle par le biais des premières versions de Yahoo! Messenger — dont la toute première, qui s'appelait encore Yahoo! Pager, m'avait permis d'emballer ma voisine de bureau sans alerter les collègues : comme dans du beurre.

Françoise vivait alors à Bangui dans un appartement doté d'une grande terrasse, d'une sorte de penthouse même, sur lequel elle se faisait parfois prendre par un expat' alcoolique, au milieu des coups de feu parce qu'à Bangui ça fait souvent — comme qui dirait, et je m'en excuse — bang bang. La qualité des infrastructures était mauvaise, et la connexion sautait parfois sans prévenir pendant que nous nous racontions nos frasques. Oui, je me souviens bien de son « et l'amour sur la terrasse, je vous raconte pas ! », qui m'avait fait fantasmer un maximum. Autant sur l'appartement, qui dominait la ville, que sur la fille, que je n'avais jamais vue.

Je l'avais rencontrée quelques années auparavant sur un serveur minitélique. Un endroit virtuel mal famé que mon ancien acolyte Jean, à moitié défoncé comme à son habitude, m'avait vanté un soir dans le salon du pavillon de banlieue de mes oncle et tante, chez qui je passais à vingt ans le plus clair de mon temps. Jean était encore le meilleur ami de mon oncle (lui-même mari de ma tante, demi-sœur de mon géniteur). Le père de cet oncle était parqueteur et raciste à Grigny. Il était anticommuniste primaire et roulait en Lada rouge.

Sans ce parqueteur raciste, il n'y aurait pas eu cette expo de Cécile dans le bar crypto-communiste monté avec l'argent du Nasdaq.

Bien sûr, ce genre de vertige rétrospectif vaut ce qu'il vaut.

Qu'y avait-il avant ce parqueteur raciste ?

Nikita Calvus-Mons à 20 h 46 dans Social-traître - Lien permanent - 4 commentaires

vendredi 07 mars 2008

Mentir

On parlait comme ça du pouvoir, ma lubie : le pouvoir de l'homme comme indicateur presque absolu de son succès en séduction. Le pouvoir, faute de trouver un autre mot ; mais le pouvoir sous toutes ses formes. Appelez ça le statut social, le taux d'occupation, le business rate, c'est toujours une forme ou une autre de pouvoir, de capacité à brasser (des idées, du fric, du vent, tout à la fois), qui semble séduire, attirer, intéresser, fasciner même dans les grands jours. Dans n'importe quel univers, n'importe quel réseau, monde, société, microcosme, ça fonctionne. Le pouvoir, ça peut simplement être celui des mots : une aisance relative à manier la langue, ça séduit, ça attire, ça fascine — sans préjudice de la tronche que tu as : la séduction virtuelle ne marche (assez bien) que comme ça. Mes années de minitéliste me l'ont prouvé, c'était il y a longtemps. La blogomanie contemporaine ne fait que confirmer. Balzac, me dit-on ? Et on n'a pas tort, pour une fois. Balzac, oui, paraît-il.

La séduction est mensonge, partiellement (l'adverbe est là pour rassurer les âmes pures). Dès lors, le pouvoir de mentir est l'arme absolue. Comment mentir sans les mots ?

Bref, et j'en finis, le pouvoir n'est pas seulement la conséquence d'une haute position sociale. Il est aussi, et avant toute chose, preuve (maquillée ou pas, là n'est pas la question) d'une capacité supérieure à faire fonctionner son cerveau, son esprit. Le proverbe « Femme qui rit, à moitié dans ton lit », plein de ce bon gros sens populaire, ne dit pas autre chose. Et ils ne sont pas nombreux les hommes d'élite qui placent l'humour d'une femme au même rang que sa beauté physique. « Homme qui rit, pas vraiment sûr qu'il finisse dans ton lit. »

Nikita Calvus-Mons à 17 h 46 dans Social-traître - Lien permanent - 3 commentaires

Ain't it funky

Comme d'habitude en train de ruminer ma haine de l'humanité, je croise cette fille déguisée en bourgeoise à côté de la Samaritaine (où on trouve tout, y compris de grosse connasses, apparemment) et le trottoir fait bien dans les quatre mètres de large, on pourrait y garer une R5, et je suis en vélo et je longe le trottoir sur ma gauche, à vingt centimètres du bord, et cette fille est sur ma droite et sur sa face effarée — elle est à trois mètres de moi, de tout choc potentiel — je lis la pulsion de délation, ce besoin qu'ont les faibles de dénoncer, de quémander l'aide de la force publique (tu as beau te réclamer de gauche, tu hurles à la police, à l'infraction constatée), incapables qu'ils sont de se débrouiller seuls, et je fantasme à mon tour sur le second amendement, pas si idiot au fond, écrémer l'humanité de ses éléments les plus méprisables peut passer par une bonne rafale de M-16 quand tu croises une de ces pétasses effarouchées, j'en croise à peu près cinq par jour, de ces bourges bousculées, dont le bon droit est violenté par un foutu vélo sur un trottoir, que le simple fait d'enfreindre la loi, fût-elle débile, irrite jusqu'à l'hystérie, et dieu sait que je conchie ces filles-là, ces assistées permanentes —

Nikita Calvus-Mons à 01 h 18 dans Social-traître - Lien permanent - 5 commentaires

mardi 04 mars 2008

Pipi caca

Mon corps est une chaîne apparemment sans fin de bleus, de micro-douleurs lancinantes : trois semaines durant, c'est une entorse au genou droit, diagnostiquée par mes soins bien sûr, car je suis enfant de docteurs, mes agneaux : c'est-à-dire que je crois connaître — mieux que vous le vôtre — mon corps et les messages qu'il m'envoie sans répit. Ce n'est qu'une forme d'hypocondrie, d'attention extrême à son corps. Mais passons... Après l'entorse au genou, qui elle-même avait succédé à un tennis elbow, c'est l'élongation d'un tendon quelconque de l'épaule gauche qui me mine ce soir. Me mine mollement : toute hypocondrie tendineuse est mollassonne. Rien de moins angoissant qu'un tendon, au fond. Quel est le vrai message que m'envoie ce putain de corps, avec ces douleurs inflammatoires ingérables ? Je ne le comprendrai jamais, je crois.

Je ne prends jamais de médicaments. À quoi bon ? Rien de tel que la vodka pure pour noyer un abcès buccal de trois centimètres, genre faille de San Andreas. Car la vodka est un anesthésiant pas ridicule du tout, et en vente libre, sauf dans le centre de Paris, où de dangereux abrutis ont décrété qu'il était désormais impossible d'acheter une bouteille de vin pour accompagner un dîner entre amis. Oui : les supermarchés sont ouverts jusqu'à vingt-deux heures, les gens, et c'est heureux, mangent de plus en plus tard, mais il n'est pas envisageable, pire, il est devenu illégal d'acheter une boutanche de soixante-quinze centilitres de pif dans le sixième arrondissement de Paris après vingt et une heures, par la malepeste ! J'encule Claude Évin ! Même si ce n'est pas Claude Évin le responsable du décret ! M'en fous ! C'est pareil ! C'est lui la source du mal ! Il est de la race des hygiénistes que j'abhorre ! Il en faut ? Ah ouais ? Eh ben il y en a ! Et on a bien le droit de les enculer, au moins au figuré !

Évin : on se droguera si on en a besoin. Envie, pardon. C'est ce que je voulais dire.

Je suis extrêmement fatigué ces temps-ci : mon envie d'écrire s'est brusquement émoussée. Il serait malhonnête de vous faire croire que j'ai fait mieux, ou plus long, ailleurs : je dois à la vérité d'affirmer que je n'ai strictement rien branlé récemment. Je suis dans une de ces phases sans désir qui correspondent à peu près, trigonométriquement parlant, au bas de la sinusoïde, aux alentours du sinus de trois pi sur deux, voyez ? Non ? C'est pas grave. Ce qu'il faut savoir, c'est que ça remonte toujours. Comme une envie de pi pi.

(J'aime les sinus.)

Je n'ai « posté » ce texte minable que pour prouver (à vous, sans aucun doute) que je n'étais, moi, Nikita Calvus-Mons, personnage de fiction animé par Thomas C., pas mort.

En fait, j'ai bien davantage envie de faire caca que d'écrire, ce soir. C'est d'ailleurs sur le trône que j'ai mes meilleures idées. Qui sait ? Je vais peut-être boucler la boucle ? Me mettre à écrire une de ces idées de chiottes ? On verra. En tout cas, là, j'y vais. L'épaule endolorie, oui.

Bonne nuit.

Nikita Calvus-Mons à 02 h 56 dans Social-traître - Lien permanent - 0 commentaires

lundi 25 février 2008

Tu pousses et ça mousse

Entendu hier soir, dans un pub de Limoges, près de la gare (très « rencontre du troisième type », cette gare, la nuit) : « La bière, c'est comme les femmes. » Mon oreille se tend bien sûr, je désire, et c'est impérieux, la conclusion de ce subtil aphorisme. Boum : « Faut bien la tripoter. » Légèrement déçu. Ce dimanche soir, dans la Haute-Vienne, les esprits forts ne l'étaient pas tant que ça...

Je pars en Espagne (Alicante) quelques jours. Dans ce pays irrespectueux qui siffle la Marseillaise quand son équipe de fútbol affronte la française, et qui traite notre président de « grand malade ». J'ai très hâte ! Je sens que ça va saigner dans les bars à tapas.

Nikita Calvus-Mons à 23 h 45 dans Social-traître - Lien permanent - 0 commentaires

La suite du blog

Actif après un bon goulasch

Café du commerce