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60 millions de social-traîtres

Le sous-titre est un concept déviant.

samedi 09 février 2008

La France bien profond

« T., si tu veux voir ce qu'il écrit, tu tapes 60 millions de social-traîtres  dans Google.

— Ah ouais, d'accord... Lui il aime pas la France ! »

(Vécu ce soir, puis romancé, enrobé de mensonge, comme d'habitude et en proportions secrètes.)

Nikita Calvus-Mons à 02 h 51 dans Poétique-traître - Lien permanent - 1 commentaire

vendredi 01 février 2008

Merci Bertrand

« Et en pensant à Lili Brik et Vladimir Maïakovski » : ou comment, à l'heure d'aller se pieuter, notre héros se remémore, à peine sorti de l'arrière d'un taxi où il embrassa (aima) une bouche humaine, que sa sœur lui a demandé de rapporter, à leur rendez-vous de demain après-midi, les Lettres à Lili Brik qui traînent sur une de ses étagères (au frère, ce héros). Les associations d'idées, les gars, les associations d'idées ! Fondamentales.

Nikita Calvus-Mons à 03 h 03 dans Poétique-traître - Lien permanent - 1 commentaire

jeudi 24 janvier 2008

La main de la tueuse de chatons

Elle
libère l'éther
irrémédiable
sous la surface de l'
eau.

 

Nikita Calvus-Mons à 03 h 10 dans Poétique-traître - Lien permanent - 2 commentaires

vendredi 28 décembre 2007

Visu ! Forgeard ! Stève André ! France 2 ! Alléluia ! Noël ! Montjoie !

L'information relayée par Matière Focale est d'importance : dans la nuit du 1er au 2 janvier, France 2 (re)diffuse Visu, émission de Benoît Forgeard à enregistrer absolument, ne serait-ce que pour m'en procurer une copie (je ne possède aucun dispositif de capture, analogique ou numérique). De Forgeard je n'ai vu, il y a quatre ou cinq ans, que Stève André, indescriptible et formidable court-métrage en forme de... forum citoyen, dont la cassette m'avait été prêtée par, tiens, étonnante coïncidence, le Jésus, encore lui. Le Jésus est partout.

Stève André, objet complètement dingue — oui, le mot « ovni », galvaudé, me brûle les doigts ! —, peut probablement laisser froid (bien que les camarades avec qui je le visionnai à l'époque aient alors partagé mon enthousiasme). Les dix premières minutes m'avaient embarrassé : qu'est-ce que c'était que cette merde ? Ensuite, j'avais été happé, d'un coup. C'était génial, unique, dérisoire, intelligent, politique, et surtout drôle à crever (mais drôle parce que génial, unique, dérisoire, intelligent et politique). Le finale (avec l'apparition sur le plateau de « l'humoriste Mouquette ») est explosif, furieux, grandiose, débile, surdoué.

En tout état de cause et à partir de là, comme disent les footballeurs, il est fortement conseillé de magnétoscoper (j'aime ce verbe déjà désuet au bout de vingt ans) l'émission Visu qui contient Stève André, ce qui est déjà immense, mais aussi tout un tas d'autres œuvres de Benoît Forgeard que j'ai bien hâte de découvrir. Sur Matière Focale, il y a plein de renseignements plus intéressants. Moi je ne fais que relayer la cruciale information, et me réjouir à l'avance. Ne me demandez pas ce que je fais le 1er janvier au soir. Je regarde la télé.

Ce ne sera pas faire injure à Devo de Matière Focale que de vous conseiller de ne surtout pas lire son article d'il y a un an sur Visu. Celui que je mets en lien est OK : il ne dévoile rien, et ne promet pas trop, mais ne vous amusez pas à lire sa (très bonne) chronique enthousiaste de l'an dernier, celle qui fait l'objet du premier lien de son rappel de cette année (putain, je suis en train de m'embrouiller. Me fais-je bordel de merde bien comprendre ? J'espère. Parce qu'il faut voir tout cela avec un cerveau 100% vierge de promesses). Voyez Visu. Ensuite seulement, vous irez lire l'article de Devo. C'est d'ailleurs comme ça qu'on devrait faire avec n'importe quelle critique de cinéma... Ne les lire qu'après, bien sûr. Mais quand même, parce qu'il donne l'eau à la bouche de manière plus convaincante que moi, voici ce qu'est, à peu de choses près, Stève André, sous la plume de Devo :

Stève André est le jeune maire d'une grande ville française. Toujours vert (35-40 ans), il fut en son temps le plus jeune député de France. Il décide un beau jour de faire une réunion municipale en direct sur internet : le résultat, c'est le court-métrage même, qui fut d'ailleurs tourné en direct ! [Forgeard est décidément complètement foufou !] Stève André veut prouver par cette opération que l'internet est le lieu citoyen par excellence. Il veut aussi faire éclater sa brillante personnalité de winner accompli, et donner une leçon de modernisme à tout le monde, tout en confiant aux concitoyens de sa ville la parole, parole qui devrait prouver au monde entier que la ville de Stève André est vraiment la plus dynamique et la plus tolérante et la plus citoyenne du monde.

On ne saurait mieux dire. C'est encore assez flou, car j'ai coupé la suite, et la suite du Devo-article en dit beaucoup qui vous donnerait méchamment envie de voir ce chef-d'œuvre, et le dit avec une jubilation pire que la mienne (pensez, je n'ai vu Stève André que deux fois en 2003, c'est loin). Mais, vraiment, gardez votre naïveté, votre niaiserie même, voyez ledit chef-d'œuvre, puis lisez Devo si vous voulez.

Nikita Calvus-Mons à 13 h 54 dans Poétique-traître - Lien permanent - 3 commentaires

mardi 11 décembre 2007

Post pas cher

QUI a tapé « la stagiaire est une grosse salope » dans Google ? Oui, j'ai vu ça dans mes stats.

Qu'il se dénonce. C'est honteux.

Nikita Calvus-Mons à 14 h 41 dans Poétique-traître - Lien permanent - 4 commentaires

vendredi 16 novembre 2007

Britney Spears, je pleure

et
si...
c'était
à refaire,
ma britney ?
postulerais-tu
au club mickey ?

Nikita Calvus-Mons à 05 h 08 dans Poétique-traître - Lien permanent - 1 commentaire

samedi 10 novembre 2007

KKK (allitération)

Claire Chazal
qui est une conne
prononce Joe Cocker
« Jocooker »
et parle de sa
puissance vocale

Nikita Calvus-Mons à 20 h 36 dans Poétique-traître - Lien permanent - 0 commentaires

mardi 06 novembre 2007

Lester Bangs n'a jamais fait ça

Le rock m'ennuie — moi aussi. Mais Blonde Redhead ne cesse de me réjouir. Je rejouis. Ou : j'en mets une seconde rasade dans les draps — plus précisément entre le drap du dessous et celui du dessus. Blonde Redhead et ses dissonances, ses basses en spirales. Vlan : je rejouis. Je l'avais bien dure. I Don't Want U, et sa montée de plaisir harmonique, la voix fêlée, étouffée de la chanteuse, que les endorphines tentent de réduire au silence nirvanesque (couché, Kurt !) — tout ceci à partir de 2'48" ; puis la pause du principe mâle avant la montée finale vers l'orgasme (3'59"), le plateau ! le plateau fameux. La jouissance féminine est, selon l'adage, supérieure à celle de l'homme. En effet, alors que la femme est érogène de partout, l'homme est un objet sexuel synecdoquien : il se transforme, se morphe en sa propre teub. Pourquoi « sa propre teub » ? Bien sûr, pas celle du voisin... Sa teub propre, alors. Propre — puisque circoncise. Je vous remercie.

Nikita Calvus-Mons à 04 h 15 dans Poétique-traître - Lien permanent - 3 commentaires

mercredi 26 septembre 2007

Sable émouvant

Il y a trop de lecteurs ici. Je vais pas tarder à expurger ce gros machin rouge de tous les mots associés au champ de la bite et des fesses. Y aura marqué censuré partout. Je censuré Steve Jobs. Hier j'ai censuré la censuré de mon meilleur censuré. C'était censuré.

Acrostiche (de Rorschach)

Gin tonic
Esmeralda
Manitou
Arrivederci

Bande son, bon sand

Everything is Sand, de Sinner DC. My heart goes boom and the bitume meanders. « Asphalt Love », braillerait le chanteur de boogie-blues — que le ridicule ne tue pas, même qu'il prospère dessus. Qu'on l'enferme ce con pendant que je rêve.

Nikita Calvus-Mons à 16 h 43 dans Poétique-traître - Lien permanent - 0 commentaires

mardi 25 septembre 2007

La bombe et les guillemets

J'ai envie d'écrire le mot « déflagration ». C'est un beau mot. Il est plus fort que « détonation ». Dans « détonation » il y a « ton » : pronom possessif (« and possession is evil », où ai-je donc vu, lu, entendu ceci ?). Il y a surtout l'idée de la fausse note. Alors que « déflagration » : c'est un joli mot. Il y a « flag », dedans : bien sûr, c'est un mot du jargon policier, mais il apporte avec lui la notion de violente surprise qui accompagne parfaitement mon état d'esprit actuel.

Dé-fla-gra-tion.

Ou, plus justement, à l'anglaise :

De-flag-rat-ion.

En physique, la détonation est plus forte que la déflagration. Que la physique prenne la porte. Nous sommes dans un autre champ, où la déflagration est supérieure.

Nikita Calvus-Mons à 16 h 59 dans Poétique-traître - Lien permanent - 0 commentaires

mardi 17 juillet 2007

« La bite n'est pas une brosse à dents », disait le poète, murgé au Lagavulin car il savait vivre

Il me vient à l'esprit, alors que je m'égare dans des débats houleux avec une bande de viragos alcooliques, que peut-être un signe suffisant mais non nécessaire de respect et d'amour d'un homme envers une femme serait l'attitude de cet homme, en proie à la souffrance muette que lui occasionne sa maladroite maîtresse s'échinant à lui gratter le bout du sexe (aka « Le Gland ») avec ses dents, et qui tait, en serrant les siennes et aussi ses poings, en contractant tous ses muscles, l'insupportable douleur, afin de ne pas vexer la future femme de ses enfants, persuadée de donner du plaisir.

Nikita Calvus-Mons à 13 h 29 dans Poétique-traître - Lien permanent - 9 commentaires

lundi 18 juin 2007

Générique 2007

Oui, ami béotien, il y a la réponse à tout sur le blog où tu viens d'atterrir. La preuve, ils ont tapé ceci pour arriver :

comment prononce t-on le mot chorizo ? : (1%)
ejaculation+interne (images) : (1%)
femme+suceuse (images) : (1%)
geraldine erotique : (1%)
putes albanaises : (1%)
que veut dire cyprine : (1%)

(Klarsfeld, Juppé : ah, le bel orgasme !)

Nikita Calvus-Mons à 19 h 18 dans Poétique-traître - Lien permanent - 4 commentaires

La suite du blog

Actif après un bon goulasch

Café du commerce