60 millions de social-traîtres
Le sous-titre est un concept déviant.
lundi 05 mai 2008
Le ressort optique a lâché
Cette fille parle un jour de l'impudeur de pleurer en public et quelques jours plus tard elle se retrouve dans la situation d'en effet devoir se cacher pour pleurer. Pour ne pas nous gêner, ou ne pas se gêner elle-même ? Peu importe, elle joue le jeu social, et se cache, comme les piafs pour crever.
Dans ses yeux que j'observe deux ou trois fois à la dérobée : le vide, l'absence, la désolation. Je me rappelle que j'ai eu souvent ces yeux-là dans une autre vie, des yeux incapables de focaliser, le ressort optique explosé par la douleur. Ou, plus prosaïquement : le regard dans le vide.
Comme je m'en suis sorti, que mon ressort foutu a été changé (garantie pièces et main d'œuvre pour l'éternité, il est), je témoigne de ma compassion de survivant, comme on ne le fait jamais ; comme je, en tout cas, ne le fais jamais. On ne se connaît pas, je ne suis d'aucun réconfort, ou d'un réconfort faible et fugace, mais je témoigne quand même, au cas où.
Mes bons sentiments... De temps à autre...
Nikita Calvus-Mons à 01 h 40 dans Social-traître - Lien permanent - 0 commentaires
mercredi 30 avril 2008
Déceptif
Ce site plus dynamique tu meurs a été mis à jour le 30 avril 2008.
Nikita Calvus-Mons à 16 h 04 dans Social-traître - Lien permanent - 3 commentaires
mardi 22 avril 2008
Martyr, c'est pourrir un peu
On revient un instant à Charlie Hebdo qui publiait vers 1993 sous la plume, je crois, de Xavier Pasquini, une série d'articles sur le Tibet des moines. J'y pense depuis quelques jours qu'on entend Mélenchon sur le sujet ; le son de cloche est le même. Inutile de dire qu'il y a quinze ans c'était déjà le slogan consensuel Free Tibet qui l'emportait dans les (bonnes) consciences. Aujourd'hui Mélenchon, avec beaucoup d'arguments semble-t-il, reprend ce flambeau qu'on n'ose nommer Vérité. Au moins Objectivité ?
Et puis Ménard, le monomaniaque de RSF, ne me revient pas. Ça, j'en conviens, c'est éminemment subjectif. Quoique : le type est une mitraillette à sophismes, et son indignation est beaucoup trop spectaculaire pour être honnête.
Je me demande ce qui se serait passé si Bob Ménard, le mercenaire de la liberté-de-la-presse, s'était fait abattre par les policiers grecs lors de son intervention pendant l'allumage de la torche de mes deux. Martyr, sans aucun doute. Un peu comme Ingrid Betancourt, grande bourgeoise en campagne présidentielle venue faire sa bravache chez les guérilleros, archi prévenue par tout le monde que ces derniers étaient sur les dents, et qui fut logiquement enlevée. Hop : martyre. Mairie de Paris, et tout le tremblement.
Les martyrs sont des cons.
Nikita Calvus-Mons à 11 h 09 dans Social-traître - Lien permanent - 5 commentaires
lundi 21 avril 2008
Anglaise en mini-jupe et tambourin
Je sais : industrie du divertissement, tout ça.
Mais ce morceau ne me lâche plus (ô frisson adolescent !). The Step and the Walk, de The Duke Spirit. En plus, le clip, classique dans la forme, est parfaitement interprété, à la note près, par les musiciens. D'où une impression de vérité et de puissance indéniables. (C'est très rare, les clips parfaitement montés. Celui-ci l'est. Quand on soigne même le montage du clip, c'est assez bon signe, non ?)
Ils jouent au Point éphémère fin mai. Le 23. J'y serai. Ce sera mon premier concert de rock anglais depuis des lustres. Enfin des guitares abrasives et des blondes qui se la jouent !
Nikita Calvus-Mons à 19 h 15 dans Musical-traître - Lien permanent - 0 commentaires
samedi 19 avril 2008
Apocopes
Il est amusant de constater que le mot cheeseburger, désignant un objet sans coins (car rond), sans aucun sens (propre ou figuré), se mangeant par n'importe quel bout, subit les outrages de l'apocope (cheese) et de l'aphérèse (burger) sans sourciller.
Ils sont quand même forts ces gros cons de Ricains.
Nikita Calvus-Mons à 16 h 09 dans Littéraire-traître - Lien permanent - 2 commentaires
samedi 05 avril 2008
Oh hisse, enculé
À la maison, c’est la guerre des fans : Un gros barbu fanatique de Johnny s’est maqué avec une vieille pie zozoteuse fanatique, elle, de Frédéric François. La France au fond des yeux. Sans doute des Ch'tis, encore : ils fournissent le gros des sujets de ces émissions de TF1. Il ne faut pas dire du mal des Ch'tis, comme l’ont ordonné les gens du pouvoir, Dany Boon et Nicolas Sarkozy : et mon cul, c’est du poulet ? La banderole des bourrins du PSG, pour une fois, rivalisait d’audace et d'humour avec les meilleures accroches de feu Hara-Kiri. Du pur Choron.
« Va écouter ton Frédéric François ! » L’insulte fuse, implacable. Le gros neuneu, sosie flou de Robert Hue, ne s’en laisse pas compter par sa bique romantique à la grammaire tremblante : « Aller voir le film à qui, à Johnny Hallyday ? » s’offusque-t-elle avec un relent d’accent nordiste, teinté de la vague pédophilie qui caractérise ces gros cons. Elle rêve qu’on lui fasse « l’amour à l’italienne ». La fascination est forte qu’exercent sur moi ces bas-fonds.
La misère humaine en pleine face. Ces vies délabrées, à peine les vagins furent-ils franchis. Ce salon où trône Smet, le misérable archéobeauf franco-belge, telle une idole asiatique quelconque, ici taillée grandeur nature, dans du carton brillant — autant que son œil est terne. PLV : publicité sur le lieu de (non-)vie.
« Frédéric va me dédicacer mon tableau de bord. J’ai acheté un crayon (sic) spécial, et il va me le dédicacer. » L’envie de vomir (gerber) devant tant de misère intellectuelle me saisit, à moins que ce ne soient les boulettes de poulet à la sauce piquante. J’ai remarqué que la qualité baissait chez les traiteurs chinois du coin, depuis les événements.
Je me suis retrouvé en terrasse du Flore il y a peu, avec trois camarades de mufflée. La mufflée de l’année, sans doute aucun : pour venir s’échouer au Flore, il faut être très alcoolisé. Le petit-déjeuner au beurre d’Échiré me rappelle mes nuits au Raphaël. Et P. attire mon attention : « Philippe Val est derrière nous. » Je me retourne : l’éditorialiste mou, en costume, petit-déjeune avec deux truffes, en costumes elles aussi. Ça travaille. Je gueule « social-traître », quelque chose à propos de Patrick Font également. Val se retourne, mais ne répond pas, je dois avoir l’air totalement bourré. Nous avons enchaîné dix bars pendant la nuit, avant d'atterrir au Flore où le sinistre éditorialiste, membre honoraire de la coterie des glands superlibéraux, nous attend avec sa mine chafouine ; attend qu’on lui explique un peu de quel alcool de bois on se chauffe. Alors j’insulte plus ou moins. Le mot social-traître m’a toujours semblé avoir été inventé pour ce mec-là. Ensuite, avec P., nous tentons de lancer une insurrection (une grève, au moins) « pour un alcool réel ». Boulevard Saint-Germain, un peu d’agit-prop, pour combattre l’agent infectieux qui transforme ces gens qui nous croisent (parfois en souriant, toujours en nous évitant) en robots inconscients, aconscients, fiers d’aller travailler. Quelques jours plus tard, Tristan-Edern Vaquette, qui ressemble étrangement à Michaël Youn, s’engueule sur le plateau du respectable Taddei avec la kapo de Val, Caroline Fourest. L’imbuvable Caroline Fourest qui s’étrangle qu’on pût (je voulais caser pute mais la grammaire a des limites) trouver drôle la banderole des bourrins du PSG. Vaquette est le seul type sensé du plateau. Je respecte beaucoup Taddei d’inviter ces gens-là, Soral compris, qui quand il ne divague pas sur les vertus du « lepénisme marxiste » (ah, ah !) peut être très drôle quand il se contente de faire la provoc pour laquelle il existe : « Les éditeurs aujourd’hui ne découvrent plus de vrais talents, bien trop occupés qu'ils sont à se faire sucer par des putes albanaises dans des jacuzzis. » On sent bien que Taddei crèverait d’ennui s’il était obligé de n’inviter que des Nina Companeez ou autres tiédasses. Vaquette a été parfait, mais mal habillé. Crête sur la tête, tout ça. Look d'abruti par lequel il invite les cons à le mépriser. Normal, c’est un vrai bouffon. Qui n’a pas bafouillé. Qui a dit les choses les plus intelligentes du plateau sur la liberté d’expression, coincé entre Bruno Gaccio (« Quand une vanne blesse quelqu’un, ce n’est plus drôle ») et Fourest (« Je travaille chez Charlie Hebdo, mon combat est donc la liberté d’expression »). Gosh ! J’aurais explosé. J’aurais sauté sur ces deux cons. Ces deux exemples types de la social-trahison. Fourest, Gaccio, Val. Ou alors je me serais barré avant d’éclater en sanglots, de peur.
La banderole potache devenue crime contre l’humanité… Dans un genre similaire, je trouvais assez drôle la très méprisante « Pendant que les Gones inventaient le cinéma, vos pères crevaient dans les mines » que les blaireaux de supporters lyonnais avaient balancée aux blaireaux de supporters stéphanois. Ces gens-là, les supporters, ont des génies du slogan en leur sein. Les gens de goût apprécient, les mecs. Bien sûr, vous êtes un sacré ramassis de bourrins, et je n’irai pas boire une bière en votre sinistre compagnie, mais vos banderoles me font rire. « On n’est pas racistes, la preuve : on t’encule ! »
À la réflexion, c’est peut-être ce qui a fini par tuer Gilardi… Aujourd’hui, on s’indigne et on condamne. Qu’est-ce qu’on s’emmerde…
Nikita Calvus-Mons à 07 h 10 dans Sportif-traître - Lien permanent - 21 commentaires
mardi 01 avril 2008
Bien trop occupé à arrêter de boire pour écrire ici...
Donc je passe la parole à un copain routier, bien véner, qui roule sur un camion Daf (c'est de la bonne ; de la hollandaise) :
« Français, vous frapperez les premiers coups : votre éducation nationale fera le reste ; mais travaillez promptement à cette besogne ; qu'elle devienne un de vos soins les plus importants ; qu'elle ait surtout pour base cette morale essentielle, si négligée dans l'éducation religieuse. Remplacez les sottises déifiques, dont vous fatiguiez les jeunes organes de vos enfants, par d'excellents principes sociaux ; qu'au lieu d'apprendre à réciter de futiles prières qu'ils se feront gloire d'oublier dès qu'ils auront seize ans, ils soient instruits de leurs devoirs dans la société ; apprenez-leur à chérir des vertus dont vous leur parliez à peine autrefois et qui, sans vos fables religieuses, suffisent à leur bonheur individuel ; faites-leur sentir que ce bonheur consiste à rendre les autres aussi fortunés que nous désirons l'être nous-mêmes. Si vous asseyez ces vérités sur des chimères chrétiennes, comme vous aviez la folie de le faire autrefois, à peine vos élèves auront-ils reconnu la futilité des bases qu'ils feront crouler l'édifice, et ils deviendront scélérats seulement parce qu'ils croiront que la religion qu'ils ont culbutée leur défendait de l'être. En leur faisant sentir au contraire la nécessité de la vertu uniquement parce que leur propre bonheur en dépend, ils seront honnêtes gens par égoïsme, et cette loi qui régit tous les hommes sera toujours la plus sûre de toutes. Que l'on évite donc avec le plus grand soin de mêler aucune fable religieuse dans cette éducation nationale. Ne perdons jamais de vue que ce sont des hommes libres que nous voulons former et non de vils adorateurs d'un dieu. »
Nikita Calvus-Mons à 17 h 41 dans Social-traître - Lien permanent - 1 commentaire
mardi 18 mars 2008
Dégénérescence des facultés mentales
Ah, gâtisme... promets-moi de m'épargner jusqu'à tard, disons... allez, au moins soixante balais ! Donne-moi encore vingt-cinq trente ans, gâtisme, afin que je ne perde ni mes oreilles, ni mes neurones, ni mon orthographe (et ce dans les deux langues que je maîtrise à peu près, steup). Ne fais pas de moi à quarante-cinq ans ce genre d'auteur exalté par le groupe de rock de sa jeunesse, et qui s'exprime sur le forum de France-Inter :
La musique de QUEEN, WOUAOUU!!!!!!!
j'ai vue le dvd de concert de wembley:
the kind of magic, en leave, ça pulse.
pardon, je me laisse aller, mais c'est trop cool
Ah, où est ce temps où les groupes, les vrais existaient.
Pardonner moi les tout jeunes, c'est un "vieux " de 45 ans qui se souvient
Gâtisme, j'écris ton nom en frissonnant. Pas trop tôt... Laisse-moi un peu de temps.
Nikita Calvus-Mons à 16 h 26 dans Musical-traître - Lien permanent - 1 commentaire
jeudi 13 mars 2008
Poutine, encore
Je lirais bien le bouquin de ce « flic dans le neuf trois » interrogé ce matin par la bande à Bern — ce mondain inculte de plus en plus insupportable, ponctuant systématiquement les interventions de ses rares chroniqueurs intelligents (Didier Porte, Daniel Morin) de cris d'orfraie bienséants, genre :
Porte : Les nègres sentent fort.
Bern : Oh non, vous ne pouvez pas dire ça !
J'imagine Porte, intérieurement : « Putain, qu'il est lourd... »
Bref, je me disais que je lirais volontiers le témoignage de ce flic pas franchement gauchiste mais homme de terrain, au moins ; forcément plus intéressant que de se fader les léchages de pompe promotionnels prodigués par Bern à toujours les mêmes acteurs (pardon, comédiens) et chanteurs de mes deux.
~♦~
J'ai vu Bienvenue chez les Ch'tis qui est une catastrophe cinématographique. Je m'attendais au moins à un peu d'humour raciste stupide et assumé, mais je suis un naïf indécrottable, c'est farci de bons sentiments. Propagande anti-clichés assurée. Bern, Ruquier et Ardisson dorment sur leurs six oreilles : les gens du Nord sont toujours aussi chaleureux. M'autorisera-t-on quand même à affirmer que leur accent se situe juste au-dessus du québécois sur l'échelle de Birkin-Bosso, qui mesure le sex-appeal en fonction du taux de déformation de la langue parlée ? Cette fonction n'est pas linéaire, sa courbe est même complexe, mais elle admet une limite basse qui est l'accent québécois (Denise Bombardier, Anthony Kavanagh, Céline Dion), et une limite haute qui est l'accent italien (Monica Bellucci, Marcello Mastroianni, Ornella Muti).
« Tape din l'fond ! Et balince-tu ben la clème su' l'côté ! Maudit Flinçais ! »
(Cette dernière saillie — humf ! — est bricolée honteusement à partir de souvenirs vécus — pas les miens, je vous rassure — et est la preuve formelle qu'au Canada français, et dans le Nord-Pas-de-Calais, comme les grandes douleurs, les grands orgasmes sont — devraient demeurer — muets.)
Nikita Calvus-Mons à 14 h 20 dans Social-traître - Lien permanent - 4 commentaires
mercredi 12 mars 2008
Grigny - Wall Street - Marais
Cécile est cette fille qui vient d'exposer des toiles dans le bar que j'ai monté avec l'argent des fonds de pension américains. Elle y est venue pour la première fois il y a plus d'un an, ses copains gothiques l'y ayant attirée ; copains gothiques de la bande dans laquelle gravitait Françoise, qui les avait attirés eux-mêmes. Grande gigue dégingandée, Françoise. Quand je travaillais encore rue du Sentier, je discutais souvent avec elle par le biais des premières versions de Yahoo! Messenger — dont la toute première, qui s'appelait encore Yahoo! Pager, m'avait permis d'emballer ma voisine de bureau sans alerter les collègues : comme dans du beurre.
Françoise vivait alors à Bangui dans un appartement doté d'une grande terrasse, d'une sorte de penthouse même, sur lequel elle se faisait parfois prendre par un expat' alcoolique, au milieu des coups de feu parce qu'à Bangui ça fait souvent — comme qui dirait, et je m'en excuse — bang bang. La qualité des infrastructures était mauvaise, et la connexion sautait parfois sans prévenir pendant que nous nous racontions nos frasques. Oui, je me souviens bien de son « et l'amour sur la terrasse, je vous raconte pas ! », qui m'avait fait fantasmer un maximum. Autant sur l'appartement, qui dominait la ville, que sur la fille, que je n'avais jamais vue.
Je l'avais rencontrée quelques années auparavant sur un serveur minitélique. Un endroit virtuel mal famé que mon ancien acolyte Jean, à moitié défoncé comme à son habitude, m'avait vanté un soir dans le salon du pavillon de banlieue de mes oncle et tante, chez qui je passais à vingt ans le plus clair de mon temps. Jean était encore le meilleur ami de mon oncle (lui-même mari de ma tante, demi-sœur de mon géniteur). Le père de cet oncle était parqueteur et raciste à Grigny. Il était anticommuniste primaire et roulait en Lada rouge.
Sans ce parqueteur raciste, il n'y aurait pas eu cette expo de Cécile dans le bar crypto-communiste monté avec l'argent du Nasdaq.
Bien sûr, ce genre de vertige rétrospectif vaut ce qu'il vaut.
Qu'y avait-il avant ce parqueteur raciste ?
Nikita Calvus-Mons à 20 h 46 dans Social-traître - Lien permanent - 4 commentaires
mardi 11 mars 2008
Communication officielle
(...) l'ensemble de ces études montre qu'une contamination chronique par ingestion de césium 137 à une dose post-accidentelle pendant trois mois induit peu d'altérations des fonctions physiologiques majeures testées (fonctions du système nerveux central, fonctions intestinales et cardiovasculaires, métabolismes), à la différence de ce qui a été observé après ingestion chronique d'uranium. Cependant, (...)
Nikita Calvus-Mons à 15 h 56 dans Scientifique-traître - Lien permanent - 0 commentaires
vendredi 07 mars 2008
Mentir
On parlait comme ça du pouvoir, ma lubie : le pouvoir de l'homme comme indicateur presque absolu de son succès en séduction. Le pouvoir, faute de trouver un autre mot ; mais le pouvoir sous toutes ses formes. Appelez ça le statut social, le taux d'occupation, le business rate, c'est toujours une forme ou une autre de pouvoir, de capacité à brasser (des idées, du fric, du vent, tout à la fois), qui semble séduire, attirer, intéresser, fasciner même dans les grands jours. Dans n'importe quel univers, n'importe quel réseau, monde, société, microcosme, ça fonctionne. Le pouvoir, ça peut simplement être celui des mots : une aisance relative à manier la langue, ça séduit, ça attire, ça fascine — sans préjudice de la tronche que tu as : la séduction virtuelle ne marche (assez bien) que comme ça. Mes années de minitéliste me l'ont prouvé, c'était il y a longtemps. La blogomanie contemporaine ne fait que confirmer. Balzac, me dit-on ? Et on n'a pas tort, pour une fois. Balzac, oui, paraît-il.
La séduction est mensonge, partiellement (l'adverbe est là pour rassurer les âmes pures). Dès lors, le pouvoir de mentir est l'arme absolue. Comment mentir sans les mots ?
Bref, et j'en finis, le pouvoir n'est pas seulement la conséquence d'une haute position sociale. Il est aussi, et avant toute chose, preuve (maquillée ou pas, là n'est pas la question) d'une capacité supérieure à faire fonctionner son cerveau, son esprit. Le proverbe « Femme qui rit, à moitié dans ton lit », plein de ce bon gros sens populaire, ne dit pas autre chose. Et ils ne sont pas nombreux les hommes d'élite qui placent l'humour d'une femme au même rang que sa beauté physique. « Homme qui rit, pas vraiment sûr qu'il finisse dans ton lit. »
Nikita Calvus-Mons à 17 h 46 dans Social-traître - Lien permanent - 3 commentaires
Actif après un bon goulasch
Bordel
Art Cinéma Gastronomie Littérature Mécanique Musique Poésie Radiophonie Science Société Sport Traduction
m'écrire
Café du commerce
- Déceptif (3)
Lundi 05/05 01:18 - 60millions - Martyr, c'est pourrir un peu (5)
Jeudi 24/04 16:53 - GGG - Oh hisse, enculé (21)
Dimanche 13/04 11:45 - Ephélide - Apocopes (2)
Lundi 21/04 17:22 - 60millions - Décadanse (11)
Lundi 25/02 12:43 - C.
Moi Tarzan toi Jane
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• JP : Journal
• Mémoires d'un apathique
• Monierza
• Ne pas être (Jack London)
• no.λόγος
• Le Nouvel Obscurantiste
• Chez Ptipois
• Qui viennent de casser la cruche
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• Les Humeurs de M. Vandermeulen
• Andy Verol
• Marc Villemain
• Viva el mal, viva el capital
• Vive le feu !
Sur l'image en mouvement
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• Kühe in Halbtrauer
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